3 février 2015

Temps de lecture : 2 min

Humanoïde : la revue papier qui déchire

A l’occasion de la sortie de son troisième numéro, Humanoïde saborde les pages de son magazine. Pas de panique, c'est pour la bonne cause.

A l’occasion de la sortie de son troisième numéro, Humanoïde saborde les pages de son magazine. Pas de panique, c’est pour la bonne cause.

Soi-disant cliniquement morte, souffreteuse, déchue… Régulièrement, la presse papier se retrouve sur « la planche des pirates », en attendant d’être balancée par-dessus bord pour terminer dans l’estomac d’un squale bien connu sous le nom de numérique. Si ce scénario un brin tiré par les cheveux n’est pas pour tout de suite, le jeune magazine Humanoïde et l’agence Glory Paris comptent bien se poser comme les défenseurs de « Rémy », le papier. Comment ? En déchirant, simplement et symboliquement une page de leur revue. Par ce geste engagé, les « sauvageons » (surnom revendiqué par la rédaction d’Humanoide) souhaitent marquer les esprits et éveiller les consciences.

Fin 2014, Humanoïde et Glory Paris montent sur pied l’opération commando : « Début décembre, nous nous sommes donc attelés à réaliser ce défi potache, puis à découvrir qu’aucun magazine ne l’avait fait avant, enfin à comprendre progressivement pourquoi. Temps de préparation, difficulté logistique, coût de réalisation… figurez-vous que déchirer une page dans un magazine, ce n’est pas si simple », détaille Ivan Gaudé dans son édito. Si la logistique était une chose, le poids de l’actualité a également posé un sérieux cas de conscience : « Après les attentats menés contre Charlie Hebdo, nous avons vraiment pensé faire machine arrière », confesse le  rédacteur en chef du trimestriel. Malgré ce climat pesant, ce « pied de nez » est bien maintenu. « Nous voulions démontrer par le côté absurde et rigolo, l’importance de la presse papier dans notre quotidien », témoigne Ivan Gaudé. Car ne l’oublions pas, acheter un magazine, humer ses feuilles ou humecter son doigt pour tourner les pages sont des plaisirs qui ne doivent pas se perdre. Surtout, n’est-il pas jouissif de suivre les tribulations technologiques sur du papier ?

Main dans la main

Une chose est certaine, le numérique et le papier ont besoin l’un de l’autre pour vivre et cohabiter. INfluencia, qui a lancé sa Revue trimestrielle papier en 2012, en est  la preuve. Là où certains voient un antagonisme inéluctable, il est préférable de croire qu’un jour, le papier finira par avouer : « Digital, je suis ton père ». Et les dernières innovations sont porteuses d’espoir. « Liker » dans une revue papier, comme l’a fait C&A, ou encore le livre qui s’auto détruit après 24 heures. Qu’on se le dise, le papier nous survivra.

Espinosa Eric

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