25 novembre 2020

Temps de lecture : 3 min

Hubert Blanquefort d’Anglards « EDF a une dimension à la fois patrimoniale et contemporaine dans l’esprit des Français ».

Les Electric Days Digital Experience c’est le 1er décembre et construire un avenir neutre en CO2 d’ici 2050 est au programme de cet événement unique en son genre qui présentera près de 70 innovations venant de tous les métiers du groupe.. La parole à Hubert Blanquefort d’Anglards, directeur de la communication digitale et innovation d’EDF.

Les Electric Days Digital Experience c’est le 1er décembre et construire un avenir neutre en CO2 d’ici 2050 est au programme de cet événement unique en son genre qui présentera près de 70 innovations venant de tous les métiers du groupe.. La parole à Hubert Blanquefort d’Anglards, directeur de la communication digitale et innovation d’EDF.

INfluencia : pour cette troisième édition d’Electric Days vous basculez en mode digital. Comment vivez-vous ce nouveau défi ?

Hubert Blanquefort : nous basculons en effet d’un événement organisé à La Villette, où l’on fait venir des visiteurs en physique que l’on accompagne, avec ce que cela implique de spontanéité, d’imprévus, à la découverte à distance d’un événement important qui demande à être hyper préparé, et où l’improvisation n’a pas de place et où tout « l’espace » est à créer.

IN. : justement, créer un espace événementiel dont le maître mot est l’innovation ressemble à un immense exercice de style de ce que sera le futur…

H.B. : notre choix a été de créer un univers effectivement très signifiant dans le contenu et le sens. Car ici il s’agit d’expliquer à tous les visiteurs que notre raison d’être révélée en mai dernier, portée par l’innovation, a pour objectif de construire un avenir neutre en CO2 d’ici 2050, sur fond de lutte contre le réchauffement climatique. Une donnée désormais incontournable et qu’aucune entreprise ou personne ne peut plus nier. Lors de cet événement, nous-nous adressons à tout l’éco-système d’EDF, plusieurs dizaines de milliers de personnes qui invitent leurs parties prenantes. Nous sommes donc dans un événement à la fois B2B mais aussi ouverts à tous, auquel nous convions des intervenants de très haut niveau pour expliquer nos engagements et nos innovations.

IN. : ce public BtoB doit-il être convaincu de la raison d’être et du sens de l’innovation, ou est-il déjà averti et certain du bien fondé du programme EDF ?

H.B. : il y a certains publics qu’il faut convaincre, mais dans l’ensemble tous sont là pour découvrir 70 innovations créées et incubées au sein de chacun de nos métiers. Elles contribuent toutes à répondre à la fois à des objectifs business mais aussi à cet enjeu plus « large » qu’est le changement climatique et qui nous impacte tous.

IN. : Vous avez parlé de votre nouvelle raison d’être ? Comment l’avez-vous définie ?

H.B. Concrètement, cela s’est fait au cours de ces deux dernières années. Pendant un an et demi nous avons échangé au cours d’un large programme interne « Parlons énergie » avec plus de 10 000 salariés rencontrés, ce qui a permis de faire émerger différentes directions et propositions de raisons d’être. Ces propositions ont été complétées par des réflexions émanant du management. Nous l’avons ainsi révélée en mai dernier. Désormais notre raison d’être est inscrite dans nos statuts, c’est notre guide, notre bible. Aujourd’hui Electric Days en est son incarnation d’une certaine manière.

IN. : comment communiquer auprès du grand public sur ce sujet ?

H.B. : aujourd’hui, le public veut qu’on lui raconte de belles histoires, soit émotionnelles, drôles, sensibles… mais avec « un peu de vrai dedans », un fond de vérité, d’authenticité. C’est un exercice auquel nous devons tous nous plier, agences et annonceurs. Une question d’éducation, de formation, car le monde est en train de basculer dans un nouveau chapitre et il s’agit d’agir ensemble…

IN. : quelle est votre image auprès du grand public ?

H.B. : le grand public a une grande confiance dans EDF, dans sa capacité à les accompagner. D’une certaine manière dans l’esprit des citoyens, EDF a une dimension à la fois patrimoniale et contemporaine.

IN. : à quel rythme peut s’opérer une telle transformation des esprits ?

H.B. : tout le problème est là. À quelle vitesse êtes-vous prêts à adopter de nouvelles habitudes ? Comment proposer des innovations facilement adoptables par les citoyens? Comment le faire savoir ? C’est pour cela que la communication joue un rôle important dans l’acceptabilité et la transformation des modes de vies, et que toute la chaine d’acteurs des métiers de la communication doit être en phase face à ces enjeux et aux nouvelles attentes des publics.

IN. : quel « effet » produit sur une entreprise et sur vous personnellement, d’avoir à innover, avec comme donnée incontournable, le réchauffement climatique ?

H.B. : c’est très motivant comme mission, non? Ça donne du sens aux actions que l’on peut imaginer et mettre en oeuvre. Cela renforce la fierté d’appartenance de manière considérable.

Alonso Cristina

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