10 juillet 2022

Temps de lecture : 5 min

Hervé Prouteau, Ça vient d’ouvrir!, « bien se connaître, et ne pas oublier qu’on n’a qu’une vie, voilà ce qu’il faut savoir ! »

Lancé il y a dix mois, Ça vient d'ouvrir! fait déjà le plein de followers... Un media tout de photos, et de vidéos vêtu, qui s'attache à attirer l'attention du chaland, sur les lieux ouverts depuis plus d'un jour et moins d'un an... Avec son sens de la formule et son aura, Hervé Prouteau qui créait en 2013, Infrarouge, "en vente nulle part", repart à l'aventure tout web dehors cette fois. Par ici la partie de ping-pong.
In: on se souvient de la grande époque d’Infrarouge? Comment était née cette idée?
Hervé Prouteau: Infrarouge, c’était la conjonction de plusieurs facteurs : l’envie de « raconter » la nuit, les soirées, les sorties et traiter du divertissement sur un ton décalé + nous voulions prouver que la presse gratuite pouvait offrir du contenu de qualité et exclusif, jouer avec les marques (on a fait du Brand content instinctivement, comme l’autre faisait de la prose …), et aller à la rencontre de notre audience en le diffusant dans des lieux de sorties (resto, bars, hôtels) avec une signature forte : Infrarouge…En vente nulle part. Aujourd’hui, vingt ans plus tard, Infrarouge a beaucoup évolué (en devenant plus Life style et premium) et je suis fier de voir que mes ex-associés continuent l’aventure avec brio.
Infrarouge…En vente nulle part.
IN. : votre parrain, père spirituel était Thierry Ardisson? Comment vous étiez-vous rencontrés, et quel rôle jouait-il?
H.P. : mon père spirituel est sans aucun doute Thierry Ardisson, mais mon parrain était Christian Blachas (CB News/ Culture Pub), il a été le premier à y croire et à m’encourager!
Nous avons même créé une page Infrarouge dans CB News, qui avait beaucoup de succès, en fin de magazine. J’ai rencontré Thierry Ardisson lors du 3eme numéro d’Infrarouge… il y a 20 ans ! Il m’ a dit : « Infrarouge… c’est un super nom, bravo, je suis passé à côté de « cette marque » !
Et nous avons tout de suite sympathisé, Il m’a inspiré ce ton décalé, l’envie de jouer avec des interviews ludiques, d’être curieux, de cultiver nos différences. On a fait de multiples covers et Interviews ensemble.
IN. : très vite, vous avez songé (c’était le début de My little Pais) au web, sans concrétiser . Vous n’avez pas senti la « vague »? Comment l’avez-vous vécue cette métamorphose naissante des medias?
H.P. : disons que nous avions tous les ingrédients pour devenir « My little Paris » … une crédibilité, une audience attentive, les infos sur les nouveaux lieux… et nous n’avons pas compris comment les assembler et les utiliser ! Comme quoi, on peu être créatifs à certains moments et s’endormir un peu à d’autres… Mais c’était pour mieux se réveiller ! Heureusement, l’envie, les idées, la création et la récréation sont vite revenues.
IN. : vous avez disparu du paysage quelque temps (le covid aidant…) vous mâturiez votre projet ou étiez-vous en mode réflexion, tournant de vie?
H.P. : après avoir vendu Infrarouge à mes associés, j’avais besoin de me recentrer, et très vite l’idée d’agréger les nouveautés dans un format très actuel (vidéo courtes et carrousels photos) sous forme
de fil d’actualité Life style, diffusé sur les réseaux sociaux, m’est apparue comme une évidence !
J’ai donc cherché les bons partenaires, un producteur, Thierry Land pour la Production et une pointure pour le digital, Claire Faure Miller.
IN. : vous lancez aujourd’hui « ça vient d’ouvrir. ».. Une nouvelle aventure toute web dehors cette fois?
H.P. : oui, j’avoue que c’est un grand bonheur de voir après quelques mois, le succès rapide et l’enthousiasme autour de Ça vient d’ouvrir ! concept est simple : il s’agit d’une source d’inspiration en temps réel qui offre à son audience des photos et des reportages vidéo sur des nouveaux lieux à découvrir absolument : Restaurants, bars, hôtels, clubs, bien-être, pop-up, concept stores, lieux de vie et d’envies ouverts depuis + 1 jour à – 1 an. 
Ça Vient d’Ouvrir! permet à ses partenaires (lieux et marques), via son audience qualifiée, une communication de plus en plus puissante et ciblée sur Instagram, Facebook + LinkedIn. Et bientôt via des newsletters thématiques.
Ils ont aimé notre ton et notre style ludique.  Ils aimeront nos créations (en marque blanche) pour leurs établissements !
IN. : pouvez-vous nous expliquez son modèle économique ? de la stratégie de conquête?
H.P. : nous avons d’abord testé l’appétit et l’intérêt du public CSP + que nous visions en diffusant nos reportages aux formats courts sur nos réseaux sociaux, et gagné nos (vrais) followers un par un,
dix par dix et cent par cent… Soit, plus de 10 000 (vrais) followers sur Instagram en quelques mois, et des scores très engageants ! Idem sur Facebook et nous sommes très suivis sur Linkedin également.ce qui nous permet de garantir une audience super quali et très engagée.
Nous commençons à proposer aux marques et aux lieux de les accompagner pour leur stratégie de communication digitale (en créant du contenu attractif pour eux).
Ils ont aimé notre ton et notre style ludique.  Ils aimeront nos créations (en marque blanche) pour leurs établissements ! Et puis nous sommes en train de développer la création de pages « Ça vient d‘Ouvrir! » pour des magazines (print et web) féminins et prémium. Notre marque est une promesse en tant que telle et nous avons déjà gagné en crédibilité. Les clignotants sont au vert. Notre terrain de jeu est immense. Nous sommes en train d’amplifier tout cela en nous associant au groupe Horyzon média.
Nous sommes tous en demande et avec une envie de vivre à fond, justement…
IN. plus de un jour et moins de un an, en effet, c’est une promesse éditoriale, claire et forte… Quels secteurs visez-vous et quelle est l’évolution à prendre?
H.P. : nous nous concentrons sur les nouveaux restaurants, hôtels, bars, lieux de bien-être … et puis les Pop-up, les salons, les festivals. L’art de vivre et le divertissement.
Il y a mille déclinaisons et voies possibles de développement, c’est ce qui est merveilleux aujourd’hui.
IN. : lancer un media sur les réel, au moment ou le virtuel gagne du terrain est-ce risqué?
H.P. : non, quelles que soient les suites plus ou moins contraignantes de la pandémie, l’envie de découvrir, de profiter pleinement et de «  réal Life »  est décuplée. Nous sommes tous en demande et avec une envie de vivre à fond, justement…
IN. : Thierry Ardisson était-il dans les parages pour vous dire cette fois « bonne idée fiston » sur votre concept?
H.P. : non, mais je ne manquerai pas d’écouter ses conseils ! Il fourmille d’idées, comme chacun sait, et il a toujours été très bienveillant à mon égard.
IN. : vous avez une philosophie de vie bien particulière. Pas d’enfants, pas d’attaches, la liberté…
H.P. : Ahahah, oui… disons que j’ai toujours aimé la liberté et que j’ai la chance d’en profiter pleinement !
J’aime l’idée d’avoir les moyens de ne faire que ce que je veux, d’être passionné par mes projets pro qui mêlent toujours l’utile à l’agréable, et de vivre intensément chaque instant
comme si c’était le dernier ! J’aime cette vie de bohème où je n’ai pas l’impression de travailler tant j’aime ce que je fais, et j’apprends en faisant, ce qui évite toute routine… Je m’amuse en découvrant et en partageant. Si je savais ce que je ferai et où je serai dans 5 ans, c’est que j’aurais perdu un brin de mon ouverture d’esprit. Tout est ouvert, tout est possible, seule la passion me guide et m’enivre !
Il vaut parfois mieux être un bon salarié qu’un mauvais entrepreneur !
IN. : que pensez-vous de cette tendance née suite au covid, de la démission ou du désamour du salariat…
H.P. : le Covid n’a fait qu’accélérer et amplifier des phénomènes déjà en cours…
Les jeunes sont en quête de sens et veulent être « utiles » aux autres et à la Planète.. les moins jeunes prennent conscience qu’il est urgent
de donner vie à leurs envies profondes… Le temps est la vraie valeur, à son compte ou salarié, il est urgent de comprendre qu’on ne vit qu’une fois…
IN. : auriez-vous pu être salarié?
H.P. : on en revient toujours à l’essentiel : se connaître, savoir vraiment qui l’on est, quelles sont nos attentes… Entrepreneur, c’est un état d’esprit, une envie permanente de conjuguer ses rêves avec les réalités. C’est aussi difficile que c’est merveilleux…
Attention aux désillusions, il vaut parfois mieux être un bon salarié qu’un mauvais entrepreneur !

À retenir

ÇA VIENT D’OUVRIR!, EN 5 CHIFFRES
 

·       Lancement : Septembre 2021

·       + 20k followers 

·       140 publications (Reportages et Carrousels)

·       2 nouveautés postées par semaine

·       Déjà plus d’un million de vues

https://www.instagram.com/cavientdouvrir.fr/

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