15 mai 2015

Temps de lecture : 2 min

Guerlain envoûte les Champs-Elysées

Sur « la plus belle avenue au monde », Guerlain se réapproprie son héritage de parfumeur. Véritable temple du luxe, sa boutique est l’écrin des nouveautés et des icônes. Décryptage par Daniel Bô avec IdeesLocales.fr

Sur « la plus belle avenue au monde », Guerlain se réapproprie son héritage de parfumeur. Véritable temple du luxe, sa boutique est l’écrin des nouveautés et des icônes. Décryptage par Daniel Bô avec IdeesLocales.fr

 Le 68 avenue des Champs-Elysées, n’est pas seulement la première boutique Guerlain, installée en 1914. Elle est aussi le plus grand magasin de parfums et de cosmétiques dans le monde avec ses 1200 m2 répartis sur 4 étages. Peter Marino, l’architecte à l’origine de la décoration, y rend hommage à l’art, à l’artisanat et au luxe.

La beauté au complet

L’une de ses deux portes donne accès à plus de 110 parfums. Des plus classiques et iconiques aux créations inédites et éditions limitées allant de Shalimar à La petite Robe Noire.

A leur côté, les gammes de maquillage et les lignes de soin qui ont participé aussi à son renom.

Le premier étage est dédié à la personnalisation. Pierre-François-Pascal Guerlain était réputé pour sa faculté à créer des parfums à l’image de chacun. Aujourd’hui, les clients peuvent personnaliser leurs achats en choisissant les nœuds (en fil ou en cuir), les étiquettes, les couleurs des packagings.

On y trouve aussi les objets traditionnellement proposés par le parfumeur depuis 1828 : les carrés de soie, les éventails et les gants parfumés doublés de soie. Les maisons Agnelle et Duvelleroy ont ainsi réalisé des pièces artisanales qui subliment ses effluves.

A la croisée du savoir-faire et de l’histoire du parfumeur

En mariant tradition et innovation, sa restauration remet en valeur le décor historique du lieu comme les marqueteries d’époque et les 17 variétés de marbre qui ornaient le salon des Guerlain et qui ont retrouvé leur faste d’antan. Ce coup de neuf accompagne la récente stratégie de rajeunissement de l’image de la marque.

Il a été l’occasion de moderniser ses symboles phares, comme l’astre. Tandis que Gérard Cholot a réalisé pour le plafond de l’entrée un mobile d’abeilles dorées, également un de ses emblèmes historiques depuis le Second Empire.

Un renouvellement des symboles et traditions relayé par les dernières campagnes de la marque, comme pour L’Homme idéal, qui déconstruit avec humour et légèreté le mythe éponyme.

Un art de vivre parisien

Mais cet endroit a aussi pour objectif d’associer les produits à un art de vivre. Ainsi, sa deuxième porte d’entrée ouvre sur son restaurant tenu par Guy Martin et dont la carte donne la part belles à ses essences mythiques.

Tout comme la boutique Délices qui propose des pâtisseries, miels et thés conçus en correspondance sensorielle avec les jus et baptisés comme eux : Heure Bleue, Habit Rouge, Shalimar.

Pendant ces pauses gastronomiques, les gourmands peuvent aussi partager leur expérience avec leurs proches en écrivant et en postant des cartes postales à son effigie. Donnant au parfum un autre sens mémoriel.

Enfin, au 2ème étage, un institut propose des soins sur mesure. Permettant à la marque de réaffirmer sa présence sur le marché du soin tout en revendiquant son savoir-faire puisque son premier institut a été ouvert en 1939.

Bô Daniel

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