17 mars 2011

Temps de lecture : 1 min

Le goût du merveilleux

Ouverte par la SNCF et ses terrifiantes rencontres entre voyageurs et musiciens, la brèche de la gare music-hall est aujourd’hui élargie par le Thalys. Longtemps absent des écrans, voilà le TGV du Nord qui réapparaît sous les traits d’une comédie musicale, genre très apprécié outre-Rhin. «Willkommen, bienvenue, welcome à bord du Thalys», l’air de Cabaret résonne dans toutes les têtes. Par Patrice Duchemin...

«The seats are beautiful, the wi-fi is beautiful et même les repas sont beautiful», continue la pub. C’est peu dire que l’on baigne dans le bonheur dans ce train là. Heureusement qu’à la différence du TGV, le registre adopté ici est volontairement kitsch… Personne n’est dupe : ceci n’est pas la réalité! (wonderful homard vert). Mais tout de même, qu’ont-ils donc, tous ces créatifs avec cette manie de transformer les gares en music-hall?

 

Certains ne manqueront pas de faire remarquer que les gares sont des lieux de passage, donc de mouvements et qui dit mouvements, dit spectacle. Pourquoi pas. Vive les comédies musicales black-blanc-beur pour le RER (sur fond de musique indienne) ou version accordéon musette pour le métro! D’autres noteront que les gares sont des mondes à part, des biotopes avec leurs «habitants», leurs commerces, leurs us et coutumes. Et qui dit monde à part, dit «entertainement». Les gares seraient-elles finalement si éloignées des music-halls?

Les plus cyniques ne pourront, eux, s’empêcher d’y voir la nième volonté de ré-enchanter notre quotidien (le fantasme actuel de toutes les marques) et peut-être même celle de masquer retards et dysfonctionnements divers bien réels

Patrice Duchemin  / Planning & Tendances
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La rédaction

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