22 février 2012

Temps de lecture : 1 min

Gosoapbox: l’appli médiateur entre prof et étudiants!

Les élèves timides n’auront plus d’excuse: une startup de Chicago lance aux Etats-Unis une application Web qui leur permet d’interagir avec professeurs et camarades en tout anonymat. Ou quand le digital aide à la participation en classe!

Lancée la semaine dernière à destination des professeurs de collèges, lycées et universités, GoSoapBox.com  entend casser les barrières de la communication et de l’interaction entre professeurs et élèves. La nouvelle application Web donne maintenant l’occasion aux enseignants de sonder en direct le suivi de leur audience.

Les élèves, eux, peuvent poser des questions, avouer leur confusion, participer et voter dans les discussions et sondages crées exprès par le prof.

Le grand fantasme enseignant de pouvoir lire dans les pensées des élèves pourrait bientôt relever un peu moins de l’utopie chère à Thomas More. Car contrairement à Twitter, déjà utilisé par les profs pour disposer de feedback, GoSoapBox ne nécessite aucun compte personnel. Il suffit d’aller sur l’adresse Internet et indiquer le support avec lequel vous vous connectez (ordinateur, smartphone ou tablette).

Incognito, un élève peut donc s’en servir pour participer au cours, réagir, émettre son opinion et répondre aux questions de ses camarades.

Pour son co-fondateur, John Pyntel, interrogé dans Mashable.com , GoSoapBox «en nécessitant l’engagement de l’élève avec le produit, diminue les chances de distraction. En plus, il est certain d’avoir la réponse aux questions qu’il n’aurait pas osé poser sans cela». L’utilisation du service coûte 11 euros par mois ou 68 par an. Évidemment, c’est aux frais de l’institut d’enseignement.

Aussi utile et original soit-elle, GoSoapBox n’est profitable que sous condition, celle de disposer du matériel nécessaire. Aux Etats-Unis, où la loi du ‘un ordinateur par élève’ n’existe pas, une étude de 2009 montrait que 31% des élèves de collège et lycée avaient un smartphone avec accès Internet. Ils sont sûrement encore plus nombreux aujourd’hui mais pas encore assez pour démocratiser une application qui s’adresse plutôt pour l’instant aux universitaires.

A quand une version française? Ce n’est pas, hélas, dans les tuyaux.

Benjamin Adler

La rédaction

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