5 mai 2015

Temps de lecture : 3 min

#FredInChina : pas facile d’être une ancienne rock star

Comprendre l’Empire du Milieu n’est pas chose aisée pour les Occidentaux… Frédéric Raillard, le co-fondateur de Fred & Farid Group analyse chaque semaine, pour BFM Business, le premier marché du monde ! INfluencia est partenaire de cette aventure...

Comprendre l’Empire du Milieu n’est pas chose aisée pour les Occidentaux… Frédéric Raillard, le co-fondateur de Fred & Farid Group analyse chaque semaine, pour BFM Business, le premier marché du monde ! INfluencia est partenaire de cette aventure…

HotTopic : les jeunes rejettent enfin les clichés de l’Occident des années 80

Dou Wei, ancien « rocker », est une véritable icône de la chanson de la Chine des années 80. Toujours apprécié et marié à une des chanteuses les plus populaires du pays, il avait un peu disparu des écrans. Et personne ne savait vraiment ce qu’il devenait jusqu’à ce cliché pris dans le métro par un inconnu. Sur cette photo très simple, il apparait non pas comme une star mais assis comme n’importe quelle autre personne lambda. Plus ordinaire y’a pas ! Et pourtant elle a fait l’effet d’une bombe sur la Toile. Car il était tellement loin de son image habituelle de superstar que de le voir dans cette situation a finalement beaucoup choqué.

Au point de dégénérer en moquerie avec des influenceurs le traitant de gros, vieux, super commun, sans plus aucun éclat… Une réaction qui n’est pourtant pas partagée par tous comme la seconde vague de commentaires le démontre révélant ainsi une évolution des mentalités. Notamment de la part des jeunes qui n’ont rien perçu de négatif dans le personnage et lui ont plutôt manifesté beaucoup d’affection. Le considérant désormais comme un chanteur authentique qui a changé de mentalité en bannissant de sa vie le star system. Mais aussi comme un vrai passionné de musique qui compose plus qu’il ne chante. Car pour lui, les paroles gâchent presque l’émotion de la musique. D’ailleurs, il s’est rapproché d’une musique plus traditionnelle et s’autorise une liberté totale dans ses morceaux qui peuvent durer plus d’une heure pour certains. Une reconversion qui a généré tout un débat sur la définition de la réussite. Et une remise en cause voire un rejet par la jeunesse de ses critères/clichés -signes extérieurs, renommée, argent- qui correspondent à ceux des années 80 en Occident. A voir ici.

HotBrand : My Idol enthousisame les USA avant la Chine… quand même très fière

Bien que Chinoise, l’application My Idol se distingue davantage par sa position de #1 sur l’App Store US et sa reconnaissance auprès des médias américains qui la jugent : « creepy entertaining ». Un succès réveillant toute la « Chinese Pride » dont est empreint le pays. Et dû à son utilisation par des célébrités américaines de tout premier plan parmi lesquelles Lady Gaga ou Miley Cyrus. Avec elle, à partir d’une photo, on peut créer un avatar en volume et qui, avec l’option vidéo, peut s’animer pour le faire chanter, danser. Ensuite, on peut le poster sur les réseaux sociaux et le décliner en émoticônes.

Lancée en Chine lors du CNY 2014, elle n’avait pas plu. Plusieurs explications : tout d’abord, parce qu’elle a été créée pour iOS, alors que la majorité des Chinois sont sur Android. Ensuite sa fonction principale est la vidéo pas vraiment encore adoptée par la Chine. Enfin, les applications stars qui marchent ici sont basées sur la photo et les filtres alors que les Etats-Unis sont déjà tournés vers Vine… A voir ici.

HotPost : une université invente un mélodrame pour faire sa pub et ça plait

Tout commence par un long texte relatant une histoire d’amour mélodramatique d’une femme qui vient de se marier mais qui a gardé le numéro de mobile de son ex pourtant décédé depuis longtemps. Son mari le sait mais elle ne sait pas qu’il sait. Jusqu’au jour où elle a un accident de voiture. En plein paroxysme juste avant l’impact, elle compose un numéro de téléphone évidemment de feu son ex au lieu de celui de son mari. Mais oh surprise ! C’est son cher et tendre qui décroche car celui-ci -dans le but de la protéger et par amour- avait effectué un renvoi d’appel vers son propre téléphone. Et là on apprend que cet homme si prévenant a étudié à l’université Médias & Com de Zhejiang. Un rebondissemnt laissant place à un texte hyper rationnel sur cette école décrite comme : super, en lien avec le gouvernement, existant depuis 1984, et récompensées par plusieurs prix tous cités. Un changement radical de ton faisant prendre conscience, seulement à ce moment de l’histoire, au lecteur qu’en fait il s’agit tout simplement d’une bonne vieille publicité pour l’école. Un exercice de style qui a beaucoup amusé la Chine et qui a incité certaines marques ou boutiques à imaginer aussi des histoires d’amour avant de faire leur promotion. A voir ici.

Raillard Fred

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