29 octobre 2020

Temps de lecture : 3 min

Se former est un droit à vie, surtout quand on est un jeune diplômé

Que l’on soit en poste ou en recherche d’emploi, la formation continue permet d’améliorer son CV, de valoriser son profil et de maximiser son employabilité. L’obtention de certifications professionnelles est un vrai plus, surtout pour les jeunes diplômés.

Que l’on soit en poste ou en recherche d’emploi, la formation continue permet d’améliorer son CV, de valoriser son profil et de maximiser son employabilité. L’obtention de certifications professionnelles est un vrai plus, surtout pour les jeunes diplômés.

En septembre dernier, 750 000 jeunes diplômés sont arrivés sur le marché de l’emploi. Ils sont issus des 2,7 millions d’étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur (année scolaire 2019-2020). Leur sésame en poche, ils sont persuadés qu’ils détiennent le Graal qui les mènera, sans encombre, vers leur premier poste. C’est vrai dans des domaines très pénuriques comme le développement informatique mais c’est loin d’être le cas pour la majorité des diplômés. Un vrai parcours du combattant les attend, accompagné d’un certain nombre de mois de recherche, dans un contexte que la crise sanitaire a passablement détérioré. Actuellement, près d’un jeune actif (15-24 ans) sur cinq est au chômage. Pour sortir du lot et décrocher son premier emploi, la formation continue et un levier d’employabilité. On peut s’étonner d’un tel propos alors même que la formation initiale que l’on a suivie vient de s’achever. Et pourtant, rien n’est plus indispensable que de se former en permanence, surtout en tant de crise, que cette dernière soit sanitaire ou économique. En voici les 5 raisons principales.

1. Les programmes proposés par les universités ou les écoles privées (écoles de commerce, d’ingénieurs…) reposent sur des référentiels qui, dans la plupart des cas, sont trop peu souvent mis à jour. Or, dans de nombreux domaines, notamment ceux de la communication ou du digital, les compétences attendues par les entreprises évoluent extrêmement vite. Quand le contexte d’un secteur d’activités évolue plus rapidement que les référentiels des programmes, il est nécessaire d’ajuster.

2. Ces mêmes programmes sont, sauf exceptions (BTS, DUT, licence pro…) très généralistes. Les troncs communs suivis par tous les étudiants d’une même promotion sont, certes, agrémentés d’une ou plusieurs spécialisations en fin de parcours mais ces dernières ne représentent que quelques heures par semaine, tout au plus. Et le fait de choisir une option vous prive mécaniquement des autres. C’est insuffisant pour embrasser la multitude des environnements dans lesquels fonctionnent les sociétés. Certaines entreprises demandent la maîtrise de tel ou tel logiciel, d’autres évoluent dans un environnement international, d’autres encore exigent des jeunes diplômés qu’ils sachent lire du code. C’est le cas par exemple si vous êtes commercial junior dans une startup, vous devez maîtriser un minimum de vocabulaire technique pour convaincre vos prospects.

3. Certains modules de formation, nécessaires à une prise de fonction sereine, sont purement et simplement absents des cursus initiaux. Dans de trop nombreuses écoles de communication, par exemple, les étudiants ne sont pas formés à Photoshop. De même, certaines écoles de commerce continuent de ne pas enseigner les fonctionnalités d’Excel. Ce module n’étant pas très attractif pour leurs futurs étudiants, les écoles préfèrent mettre en avant des cours de management stratégique ou de commerce international…

4. Se former tout au long de la vie, surtout quand on est un ou une jeune diplômé(e), n’est absolument pas incompatible avec la formation initiale que l’on vient de suivre, bien au contraire. Prenez le cas des certifications, qu’elles soient reconnues par l’Etat (enregistrement au RNCP…) ou non. Les certifications délivrées par les éditeurs de logiciel (Google, Salesforce, Adobe) sont recherchées par le marché, et des milliers de recruteurs se fient à elles. La volonté des candidats et des recruteurs de ne pas se contenter d’un simple déclaratif sur un CV mais de prouver la maîtrise d’une compétence par le biais d’une certification est une tendance de fond qu’il faut prendre en compte.

5. La formation continue n’est pas non plus incompatible avec une activité professionnelle. Les parcours, quand ils sont courts (et bien conçus), permettent de concilier vie professionnelle et formation. Les apprenants peuvent par exemple choisir d’y consacrer une heure tous les jours, ou une grosse journée chaque week-end, ou toute autre variante. Qui plus est, la formation continue permet de monter très rapidement en compétences. Ainsi, quand vous passez d’un poste non-cadre à un poste cadre, vous devez acquérir rapidement des techniques de management indispensables à vos futures fonction. Vous n’avez pour cela ni le temps, ni les moyens, de consacrer une année en école de commerce.

Il suffit, pour se convaincre de l’efficacité de la formation continue, de consulter les chiffres fournis par Pôle Emploi. Selon l’organisme étatique, le retour à l’emploi des chômeurs sortis de formation se fait, à 60,1 %, dans une période de six mois (période : sortants de formation au 1er trimestre 2019).

Viguier Thibault

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