22 juillet 2014

Temps de lecture : 4 min

L’été à livres ouverts

Entre sagas, biographies et précis utilitaires, le marketing et la communication inspirent. INfluencia partage sa sélection. A glisser dans vos sacs.

L’été est là et avec lui le break bienfaiteur… Pourtant à l’ombre d’un parasol ou d’un feuillage, rien ne vous empêche -en tant que bon professionnel, bien sûr !- de découvrir quelques livres et de rester à la page de votre métier… Alors histoire de préparer une bonne rentrée, INfluencia vous en propose quelques-uns.

Parodique : « L’année la plus C… » de Just Auphond (Editions Le Passeur) fait écho à « Le jour le plus C… », de Pierre Dac paru en 1967. Tout aussi « couacophonique », il raconte la période féconde entre le printemps 2012 et le début de 2014.

Futuriste: «Mythologies du Futur» de Christian Gattard (Editions L’Archipel, Collection Essais). Le futur n’est pas ce que l’on croit. On ne le trouve pas dans un livre de recettes. On le fabrique au jugé chaque jour, chaque seconde. On ne sait pas trop où l’on va mais on y va. Pour manœuvrer, les mythes sont de bons navigateurs. Les mythes anciens et leurs avatars contemporains permettent à chacun de tenter des hypothèses sur l’inconnu et peut-être de se construire son propre récit du futur. Les plans A et B de l’histoire humaine n’ont pas trop bien fonctionné. Christian Gatard propose un plan C puisant dans des exemples parfois incongrus, souvent familiers, toujours étonnants qu’ila lui-même observés et vécus au cours de trois années d’explorations.

Funkphilosophique : « L’empire ludique » de Aurélien Fouillet (Editions François Bourin, Collection Penser le monde) se veut un pied de nez au pessimisme ambiant, et un outil de compréhension de l’importance du jeu dans l’élaboration des sociétés de demain… Les sites de rencontres, les jeux de rôles en ligne, les Zombies Walk, le Cosplay, la BD, les réseaux sociaux, Candy Crush saga, Ingress sont autant de signes et d’indices d’un nouveau monde conquis par l’esprit de ces pratqiues ludiques. Et ces dernières loin de mettre en avant ce qui est futile ou frivole dessinent et selon l’auteur, les modèles des sociétés de demain.

Bien élevé : «Shine ou not shine ?» de Soledad Bravi, Juliette Dumas (Editions Marabout). Nadine de Rothchild doit se retourner dans son lit : mais où sont passées les bonnes manières, les principes et la bonne tenue des femmes françaises ? Quid de cette French élégance que tout le monde nous envie ? Juliette Dumas et Soledad Bravi se proposent de lister et croquer tous les petits travers, les fautes de goûts et les impairs d’aujourd’hui pour les analyser à leur sauce et nous donner des solutions.

Fondamental : « La révolution du Low Cost, les ressorts d’un succès » de Jean-Paul Tréguer (Editions Dunod). L’auteur décortique les recettes de ce business model et son avenir plutôt radieux sur fond conjoncturel et phénomènes économico-sociétaux. A l’appui plusieurs cas et témoignages de dirigeants.

Humain : « Les 100 premiers Jours d’un(e) dircom. Sprint ou marathon ? » de Assaël Adary et Jean-Jacques Salomon (Editions du Palio). L’ouvrage démontre que pour réussir le (a) dircom doit avoir établi sa légitimité et inspirer la confiance. Il lui faut du temps mais souvent il est confronté à des situations d’urgence. Des témoignages de plusieurs dircoms permettent de passer en revue et d’analyser les multiples façons de concilier le temps courts des situations de crise avec le temps long de la planification stratégique.

Efficace : «… Oui la communication est efficace. 20 ans d’expérience EFFIE » de Luc Basier (Editions Kawa, Collection Tout savoir sur…). Vingt ans de prix Effie sont détaillés pour comprendre pourquoi une campagne est efficace, quels sont les points communs de celles qui ont le mieux réussi, leurs mécanismes… Un envers du décor qui ouvre des pistes à un large public de l’étudiant au professionnel le plus expérimenté qu’il soit en agence ou chez l’annonceur.

Canadien : « Jacques Bouchard. Le créateur de la publicité québécoise » de Marie-Claude Ducas (Editions Québec Amérique). Les Mad Men ne sont pas qu’Américains. Marie-Claude Ducas nous fait redécouvrir ce roi du slogan, ce fondateur de BCP (première agence publicitaire majeure à propriété entièrement québécoise), ce pionnier de la communication politique, cet artisan d’une révolution aux incidences économiques et culturelles, mais aussi cet auteur du best-seller « Les 36 cordes sensibles des Québécois d’après leurs six racines » et cette vedette médiatique. L’histoire de toute une époque effervescente.

Pionnier : « La Pub un jeu d’enfant! » de Annie Claude Elkaïm (Editions Prevat). Méconnu, oublié… Firmin Bouisset est pourtant un acteur majeur de l’histoire de la publicité. Artiste renommé (peintre, affichiste, lithographe, illustrateur), il a eu l’intuition qu’un enfant porteur d’un message épuré peut incarner une marque et qu’il devient le « prescripteur » de l’achat. Alors l’auteur braque les projecteurs sur cet artisan de la publicité moderne, son histoire romanesque et sa réussite. En bonus, une préface de Thierrty Devinck.

Nuancier temporel : « 50/50 ou 50 nuances de Pub » de Philippe Gadel (Editions L’Harmattan). Ce professionnel du marketing et de la communication retrace les meilleures créations publicitaires de ces 50 dernières années. De l’arrivée des premières télévisions dans les foyers au boom d’Internet, il met l’accent sur l’évolution de la publicité. Ils les analysent avec la méthode mise au point avec Jean-Marie Dru chez TBWA qui repose sur le « Ladder ». Cet outil est comme une échelle à 6 barreaux : notoriété, attribut, bénéfice, territoire, valeur, rôle. Puis, il la complète en distinguant les traits créatifs : l’exagération, le détournement, la répétition, l’humour, la personnalisation. L’occasion de donner un reflet de la sociologie du moment.

Luxueux : « La Génération Y et le luxe » de Grégory Casper et Darkplanneur (Editions Dunod/meltygroup).  83% des 18-30 ans ne trouvent pas choquant d’acheter un produit de luxe en période de crise selon une étude Meltygroup. Déjouant tous les a priori, la génération Y aime et achète du luxe. Mais en retour, elle exige que le luxe se transforme et s’adapte à elle. Compulsifs et économes, fans et rebelles, classiques mais aussi modernes, ces nouveaux consommateurs sont cruciaux dans l’avenir des secteurs du luxe, de la mode et de la beauté. Mais comment les comprendre, les conquérir, les fidéliser ?

Florence Berthier

La rédaction

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