21 juin 2015

Temps de lecture : 2 min

C’est l’histoire d’un homme qui meurt encore et encore…

Le don d’organes un sujet trop sérieux et trop éloigné des tracas des 16/25 ans ? Peut-être pas complètement. Alors pour les sensibiliser, L’Agence de Biomédecine et DDB°Paris sont allées sur leurs terrains favoris : la toile et le comique de répétition au cinéma.

Le don d’organes un sujet trop sérieux et trop éloigné des tracas des 16/25 ans ? Peut-être pas complètement. Alors pour les sensibiliser, L’Agence de Biomédecine et DDB°Paris sont allées sur leurs terrains favoris : la toile et le comique de répétition au cinéma.

Le statut de jeune implique-t-il forcément d’être ultra préservé au point de ne pas pouvoir entendre, considérer ou anticiper les vraies choses de la vie comme la mort, la souffrance, le désespoir, l’empathie, le retour à la vie ? Est-on vraiment -sous couvert d’insouciance, d’égocentrisme, d’immaturité ou d’irresponsabilité, dans l’impossibilité de dépasser une autre conscience de soi capable d’anticiper un acte généreux ? A priori non, la jeunesse n’est pas une excuse pour occulter certains sujets très sérieux. Et même si leur rapport à la fin de vie est particulier, ils sont plutôt bien dans leurs baskets et rien ne les empêche d’intégrer ce genre d’information. La mort n’était-elle pas une des problématiques à l’épreuve anticipée de Français au Baccalauréat 2015 ?

Les multiples morts d’un super héros : sensibiliser par le burlesque

L’Agence de la Biomédecine en est aussi persuadée. Tellement bien qu’à l’occasion de ce 22 juin, Journée Nationale de réflexion au don d’organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs, elle a chargé DDB°Paris de mener une campagne s’adressant exclusivement à ces fameuses générations Y et Z. L’objectif est limpide : les inciter à prendre conscience qu’elles sont tout à fait aptes à dire clairement et immédiatement la façon dont elles veulent que leur corps soit traité en cas de mort cérébrale. Touchy mais une façon aussi de dédramatiser une telle décision en montrant que prévoir ne fait pas mourir prématurément. Et surtout permet de mieux vivre avec les autres en leur évitant de se prononcer à leur place, comme le raconte « Réparer les vivants », le roman si poignant de Maylis de Kerangal. Alors pour les toucher et les sensibiliser, l’agence est allée sur leurs terrains : le cinéma, un ton décalé et les réseaux sociaux.

Le film « The Man Who Died The Most » visible sur Youtube et les réseaux sociaux dès aujourd’hui, propose de découvrir en mode comique un acteur trop peu connu : Robert Cronejager, l’homme qui meurt le plus grand nombre de fois au cinéma. Les scènes qui s’enchaînent sur un rythme effréné ont été tournées spécialement pour le film imaginé par les créatifs Alexis Benoit et Nicolas Malcorps, réalisé par l’australien, Steve Rodgers et produit par Wanda ! Ce condensé de références cinématographiques très réussi qui joue avec les côtés absurde et improbable de l’effet de répétition parle à tous et se termine par un message sans ambigüité aucune : « Pour tous ceux qui ne meurent qu’une fois, dites à vos proches si vous êtes pour ou contre le don d’organes ». La signature de l’Agence de la Biomédecine étant : « Dites le à vos proches maintenant ».

Une « viralisation » 100% web

Mais le rôle de ce personnage ne s’arrête pas à cette seule vidéo burlesque. Il a aussi une vie très active sur les réseaux sociaux notamment avec la mention #TheManWhoDiedTheMost. Grâce à une fiche Allociné qui met en avant son œuvre et surtout à un compte Twitter, @Rob_Cron, lui aussi drôle et décalé avec lequel les jeunes pourront interagir pendant toute la durée de l’opération. Un buzz qui doit générer un maximum de hashtags et donc de trafic sur le compte, et qui peut même dépasser les frontières puisque le film en langue anglaise est sous titré en français comme dans une bande annonce ou une série.

Berthier Florence

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