30 mai 2012

Temps de lecture : 1 min

Enfants: le bonheur ou le calvaire?

«Pour penser librement, il faut se débarrasser des préjugés avec lesquels on grandit», prônait Emmanuel Kant. Ceux dont la société de consommation nous imprègne tendent vers la promotion d’un bonheur universel. Être parent fait-il partie du package?

Depuis plusieurs années, les différentes études scientifiques ou sociologiques aux Etats-Unis étaient unanimes: être parent ne rend pas plus heureux, bien au contraire.

Au firmament des enquêtes destructrices de préjugés, celle réalisée il y a deux ans auprès de 909 mères actives au Texas. Celles-ci révélaient préférer, dans leur quotidien, regarder la télévision, faire du shopping ou bien encore cuisiner plutôt que de s’occuper de leur enfant. Pire encore, les mamans concernées déploraient une dégradation dans leur vie de couple…

Quelques mois plus tôt, le Journal of Happiness Studies pointait du doigt dans une autre étude, le faible degré de satisfaction des parents mis à l’étude, faisant même de la naissance d’un nouveau-né un facteur de dépression.

Devenir parent ne serait donc pas le passage obligé vers l’épanouissement?

Une récente étude universitaire de UC Riverside et Stanford, vient contredire le surprenant constat. Selon un groupe de psychologues des deux facultés, la venue d’un enfant aurait des effets psychologiques positifs.

Dans un communiqué de presse publié il y a peu, ils clament que les couples assumant la parentalité sont plus heureux que ceux qui en sont privés. Le titre du rapport est clair : nos chers bambins riment avec joie, pas avec tracas.

Mais soyons honnêtes, l’intérêt premier de cette nouvelle étude nord-américaine réside dans la dichotomie des résultats entre les deux sexes. Les pères seraient en effet beaucoup plus épanouis que leurs compagnes, finalement moins heureuses que les femmes sans enfant.

Pour ses auteurs, ce résultat a le mérite de mettre en avant les énormes différences dans les rôles presque naturellement dévolus à chacun une fois le bébé né: en l’occurrence allaitement, responsabilités accrues et tâches ménagères pour les femmes.

Pour les Américaines concernées, le baby blues touchant la gent féminine après l’accouchement dépasse les quelques jours… Finalement, le seul effet positif  commun au père et à la mère relevé dans toutes les études, c’est le sens que prend la vie une fois les premiers « areuh-areuh » prononcés par le bébé.

Benjamin Adler

La rédaction

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