17 mars 2010

Temps de lecture : 1 min

Electronic Arts ressort les petits soldats.

Electronics Arts a osé le retour en arrière, ou presque, en invitant les gamers à piloter des chars miniatures pour sa campagne de lancement du nouveau volet Battlefield Bad Company.

Visuel Contagious

Electronics Arts a osé le retour en arrière, ou presque, en invitant les gamers à piloter des chars miniatures pour sa campagne de lancement du nouveau volet Battlefield Bad Company.

Mais pour participer à cette bataille de chars dans la vraie vie, il fallait repasser par…Internet bien sûr (on est quand même assez loin des chars Solido).
Euro RSCG Singapour a  donc construit au 1/10ème 4 chars, équipés de capteurs infra-rouges, de lasers et de webcam, un champ de bataille, et une interface web permettant de s’inscrire et d’amener son tank à la bataille, le tout en vue subjective. A heure dite, la bataille démarre, et les meilleurs repartent avec des lost Battlefield, évidemment, explique Contagious.

L’idée, ultra-simple mais particulièrement efficace, appelle trois commentaires : Elle s’impose d’abord comme un cas d’école pour les marketers appelés à naviguer dans l’économie de l’attention (cf schéma) :
– un Contenu, qui résonne particulièrement bien auprès de la Communauté visée (offrant aux gamers un vrai « retour sur attention »),  et qui tire le meilleur de son Contexte : l’interface web pour piloter, en caméra subjective, un char, et affronter les autres joueurs, presque dans la vraie vie. (On se prend d’ailleurs à imaginer l’étape suivante : donner les commandes de vrais chars aux gamers !).

– Elle propose ensuite une nouvelle illustration des passerelles  On/Off « du moment » : on pense au Chalkbot de Nike à l’occasion du tour de France, ou encore à la Nibbles Boutique de Cadbury Dairy Milk.

Enfin, elle montre à nouveau, si tant est que cela était nécessaire, à quel point le jeu vidéo gagne à se « désenclaver » pour investir d’autres supports, voire le réel, aussi bien dans ses campagnes de communication que dans le déploiement de ses franchises…à l’instar d’un Ubisoft, par exemple, déclinant Assasin’s Creed en films et en bd…

Vincent Balusseau
 

La rédaction

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