11 novembre 2009

Temps de lecture : 2 min

Dunlop en plein délire

L'agence australienne, Marilyn & Sons, signe une campagne déjantée pour relancer les chaussures Volley Warehouse

La vidéo All in One

L’agence australienne, Marilyn & Sons, signe une campagne déjantée pour relancer les chaussures Volley Warehouse

Dunlop ce n’est pas seulement des pneus, des guitares, du matèriel de golf, des raquettes ou des balles de tennis, c’est aussi Volley Warehouse, une marque de chaussures de sport, vieille de 70 ans et considérée en Australie comme incontournable grâce à ses exceptionnelles qualités d’adhérence.

Pour remettre au goût du jour cette gamme qui a bâti sa notoriété à partir du modèle «The exceptionally Average Ethos», l’agence de Melbourne, Marilyn & Sons a imaginé une campagne où loufoque et vintage se disputent la première place. Le site Internet, media d’élection, au fond rose fuschia, plonge le visiteur dans l’ambiance désuète et promotionnelle des réclames des années 70 avec des codes couleur allant du rouge vermillon au jaune poussin en passant par le vert prairie. Idem pour le graphisme criard accordant au prix une place de choix et les accroches aguicheuses qui enfoncent le clou comme «Vu à la télé». Le tout invitant l’internaute à cliquer sur six films faisant la promotion, avec beaucoup de sérieux et témoins à l’appui, de produits dits «révolutionnaires» ou «créatifs» mais qui en réalité sont tous plus improbables les uns que les autres. Ainsi ce «Close Call», appareil constitué de deux tiges qui améliore l’espace vital de 48% ou ce «Dish Jockey» (voir toutes les vidéos en dessous) qui propose de faire la vaisselle tout en mixant de la musique. A ne pas rater non plus le «GIG viewer» qui permet aux petites personnes placées derrière la foule de mieux voir la scène d’un concert, ou encore cette « Not just metal pedale» qui aide notre voix à accéder à 126 variations…

Ces séquences de télé achat complètement décalées et ponctuées du slogan «You’ll find it» (« Vous le trouverez »), sont l’occasion pour l’agence de présenter la chaussure Volley Warehouse, portée ou animée dans chacun des sujets, sans pour autant en parler, comme si sa présence était naturelle voire incontournable. Comme si n’ayant rien à prouver, elle n’avait pas besoin de publicité. Mais surtout leur ton outrancier et le parfait jeu des acteurs évitent toute impression de débilité ou de ridicule et poussent plutôt l’internaute à partager ces doux moments de délire.

Bien sûr, ces pépites, sources de bonne humeur, font la part belle au marketing viral et créent le buzz. D’autant que tout, dans le reste du site, est fait pour rendre «addict» son visiteur : le blog délivre ainsi régulièrement des informations ou des vidéos postés par les internautes sur des produits encore une fois inattendus  et qui relèvent du n’importe quoi. Comme cette porte de communication transformée en table de ping-pong, cette paire de mains en tissu ouaté apposée sur un nourrisson, simulant celles de la mère, ce concours international de Rubik’s Cub, ou ce couple complètement «has been» et pas rigolo du tout, pourtant réalisateur de vidéos…
Le fil conducteur est bel et bien la dérision. Un atout qui permet à la marque de revendiquer sa modernité en dépit de son grand âge et de cibler les jeunes à travers un message qui ne se prend pas au sérieux.

Florence Berthier  

Dish Jockey

Close Call

Gig Viewer

All in One

La rédaction

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