27 août 2014

Temps de lecture : 1 min

« La douleur c’est temporaire, Reebok c’est pour toujours »…

Non, ce n'est pas une blague et c'est bien dommage... Reebok, avec son agence suédoise The Viral Company, offrira le 30 août prochain à ses aficionados de se faire tatouer son emblème en échange d'un pack de produits. Et le plus courageux qui acceptera de voir gravé sur son corps le plus grand delta possible -le logo de de l'équipementier sportif- recevra une année de « sponsoring » en euros sonnants et trébuchants.

Non, ce n’est pas une blague et c’est bien dommage… Reebok, avec son agence suédoise The Viral Company, offrira le 30 août prochain à ses aficionados de se faire tatouer son emblème en échange d’un pack de produits. Et le plus courageux qui acceptera de voir gravé sur son corps le plus grand delta possible -le logo de de l’équipementier sportif- recevra une année de « sponsoring » en euros sonnants et trébuchants.

Certes, les tatouages ne sont pas un phénomène nouveau. Ötzi, l’homme des glaces d’il y a 5 300 avant notre ère, a été le premier tatoué de tous les temps. Quant au skinvertising, il n’est pas récent non plus. Les logos Nike, Apple, Google, Chanel ou Louis Vuitton sont désormais devenus chez certains consommateurs des prétextes à des marquages identitaires. Et de nombreux anonymes ont choisi de se faire tatouer une virgule ou une pomme. Mais quand un annonceur propose une contre-partie financière en échange de ce sceau indélébile, on passe à une autre étape. « La douleur c’est temporaire, Reebok c’est pour toujours », affirme le slogan de la campagne. Et la dictature des marques aussi… Si d’autres marques suivent cet exemple je suis très inquiète pour la surface de notre corps qui me semble très réduite. Ou alors vive les géants !

En tout cas s’ il y a une marque dont je ne tatouerai pas le logo, c’est bien Zara, qui après avoir sorti il y a quelques jours un t shirt intitulé « white is the new black », a récidivé hier avec un autre tshirt … rayé portant une… étoile jaune. Et qui, sous la pression des réseaux sociaux indignés -mais seulement sous cette pression- l’a retiré de sa collection quelques heures plus tard. Il est vraiment nécessaire que certaines sociétés retournent à l’école pour suivre des cours d’histoire.

Isabelle Musnik

La rédaction

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