6 juin 2013

Temps de lecture : 2 min

Displair : l’écran à air qui veut changer le marché de l’affichage

Arrivé début mai sur le marché nord-américain, Displair est en passe de réussir son pari commercial ! INfluencia a gratté sous la carapace du premier écran à air interactif et à contrôle multi touch.

Produit en 2011 par le Russe Maxim Kamanine, ancien étudiant en théories physiques, le premier prototype expérimental de Displair aura donc mis un an avant de séduire les investisseurs – à hauteur de quelque 1,5 millions d’euros. Fleuron scientifique de la technologie d’écran à air – révélée au début des années 2000 par le Finlandais Fog Screen, Displair vient tout juste d’ouvrir les portes de son siège nord-américain à San Francisco, et s’implantera en France avant la fin de l’année.

Présent au CES de Las Vegas en janvier puis à l’Adobe MAX 2013 de Los Angeles début mai, cet écran interactif est le seul au monde qui permet au consommateur de manipuler des images formées d’air et de particules d’eau. Il est également le premier à offrir la possibilité aux utilisateurs de sentir les objets projetés. C’est d’ailleurs pour cette particularité que L’Oréal devrait se servir de Displair pour une campagne européenne de parfum, lancée en juin.

INfluencia a essayé cet écran digne du film de Steven Spielberg « Minority Report », le mois dernier lors de l’Adobe MAX. « Il existe déjà d’autres systèmes de projection utilisant comme écran un flux d’air avec des particules d’eau, mais aucun ne propose à ses utilisateurs une telle interactivité », expliquait Karina Lawrence, Directrice Générale d’InspiRational, qui distribue le produit aux Etats-Unis. « Grâce à un espace réservé à des capsules spéciales, il est possible d’évaporer une odeur dans l’air qui projette les images. Pour les marques et les annonceurs, c’est un tournant », poursuit-elle, évidemment emphatique dans l’auto-promotion.

Objectif USA puis France

On peut le certifier : le produit est clairement attractif, même si la qualité de l’image n’est pas encore exceptionnelle. Pour un usage publicitaire vidéo, cela peut suffire, mais c’est à chaque annonceur de juger par lui-même. Vendu 30 000 euros pièce, l’objet de notre curiosité a le mérite de ne peser que 10 kilos et de disposer de la technologie multi touch. « Surtout, nous sommes les seuls à nous concentrer sur le marché de masse », ajoute K. Lawrence, qui nous précise attendre 3000 ventes en 2013.

« Au Japon, les terminaux publics à écran tactile connaissent un succès très limité, par exemple pour le paiement ou l’achat de billets. Il se peut que cette aversion soit caractéristique de la mentalité nippone. Dans ce contexte, ainsi que dans n’importe quel autre, exigeant un toucher hygiénique, c’est la technologie d’écran à air qui conviendra le mieux », détaille pour sa part le fondateur Maxim Kamanine.

Disponible aux consommateurs sur le marché américain depuis début mai, Displair a programmé son arrivée sur le marché français pour le mois d’octobre. En attendant de réussir sa deuxième levée de fonds, cette fois dans la Silicon Valley, la startup russe espère séduire les agences digitales comme une pellette d’industries, dont celles de la santé, de l’hôtellerie, du cinéma, de l’événementiel et de la musique.

Benjamin Adler / @BenjaminAdlerLA
Rubrique réalisée en partenariat avec Uniteam

Crédits photos : Displair

La rédaction

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