16 juin 2010

Temps de lecture : 1 min

Décal-âge

Si, pendant longtemps la relation mère-fille a été privilégiée dans la pub, c’est sans doute d’abord parce que la première règne sur son ménage et qu’à ce titre, elle dispose d’un savoir-faire qu’il serait inenvisageable pour elle de ne pas transmettre avec fierté à la seconde. Ce n’est que récemment qu’elle a compris l’intérêt qu’elle pouvait tirer de s’habiller comme sa fille. Merci le Comptoir des Cotonniers pour cette géniale intuition. Par Patrice Duchemin...

Que l’on se rassure, la relation père-fils est, elle aussi, en pleine mutation. Les bagnoles, les montres, le goût des rillettes ou du fromage ne sont plus leurs seuls sujets de conversation. Les voilà désormais qui vont ensemble au Mac Do et qui se mettent à parler de leur banque. C’est peu dire que le monde change.

Mais si mères et filles se placent spontanément dans le registre de la complicité, il n’en va pas de même pour les hommes : ceux-ci  demeurent dans un décalage qui, sans aller jusqu’à l’incompréhension, nous laisse penser que la consommation seule ne suffira sans doute pas à les faire se rencontrer.

Au Mac Do comme au Crédit Mutuel, le père ne peut en effet s’empêcher de projeter ses certitudes sur son fils, manière de se rassurer et de préserver son ascendance. Conséquence : il ne peut imaginer que soit son fils soit gay comme il ne peut envisager que les banquiers soient autre chose que des vendeurs de produits financiers. Dommage.

Et, à chaque fois, le même regard dans les yeux de l’enfant : « papa, t’as vraiment rien compris ».

Patrice Duchemin / Planning & Tendances
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