18 septembre 2014

Temps de lecture : 2 min

La data nourrit bien des fantasmes

Tout le monde en parle et la regarde encore pour certains du coin de l’œil... mais personne n'a l'air de la maîtriser totalement. Du moins le consommateur. Pourtant, elle s'impose peu à peu comme acteur majeur de la vie des marques et des entreprises.

Tout le monde en parle et la regarde encore pour certains du coin de l’œil… mais personne n’a l’air de la maîtriser totalement. Du moins le consommateur. Pourtant, elle s’impose peu à peu comme acteur majeur de la vie des marques et des entreprises. Précisions par Marc Mossé, Directeur des Affaires Juridiques et Publiques de Microsoft France, Vice-Président du think-tank Renaissance numérique. Il sera aussi présent au Forum d’Avignon Paris pour débattre de la question des Entreprises et la culture de la donnée comme avantage concurrentiel

Désormais nul n’ignore que les données constituent un élément fondamental de la société numérique. Son or noir dit-on parfois pour pointer la monétisation de nos vies privées. Heureusement au-delà de la société marketing et sécuritaire pure et parfaite dont certains rêvent, les promesses du Big data ou du machine Learning ouvrent sur des innovations au bénéfice de tous.

Microsoft est pleinement engagé dans cette vague d’opportunités sociétales et économiques, porteuse de croissance et de progrès, d’accès à la culture et au savoir. C’est vrai, par exemple, pour la médecine dont la prévention et la lutte contre les épidémies, ou pour rendre les villes plus intelligentes. Ce l’est aussi pour des usages du quotidien tel notre application Cortana ou Skype Translator (voir vidéo ci-dessous) qui permet de dialoguer via des langues ignorées donnant à l’altérité un avant-goût de proximité.

Ces formidables potentialités sont aussi une invitation à penser l’innovation de façon responsable. La confiance est ici le maître mot pour étendre le champ des possibles et garantir les valeurs démocratiques de nos sociétés. C’est pourquoi nous avons voulu nous associer au Forum d’Avignon et à sa réflexion sur l’usage responsable des données. Les révélations d’un Snowden auront signifié brutalement ce que l’hubris technologique permet hors de l’Etat de droit. C’est pourquoi nous avons engagé devant les tribunaux américains un combat pour que prévale la Constitution en matière d’accès aux données privées.

Il faut redire que le numérique au service du progrès c’est également le primat de nos principes et droits fondamentaux sur la technologie et non l’inverse. Et ce n’est pas là seulement affaire d’espionnage. Certaines organisations privées possèdent plus d’informations sur nous que beaucoup d’Etats. N’en déplaise aux nouveaux prophètes du transhumanisme, l’exploitation absolue des datas peut ouvrir sur des risques de discrimination, de manipulation des contenus, de contrainte de la liberté d’opinion et de la diversité culturelle. Et la menace peut venir d’une puissance publique comme d’une entité privée.

L’éthique du numérique dont nous avons besoin répond alors à un véritable enjeu de civilisation pour redonner à l’individu le pouvoir sur sa vie.

Marc Mossé, Directeur des Affaires Juridiques et Publiques de Microsoft France, Vice-Président du think-tank Renaissance numérique
@marcmoss2
Texte publié sur forum-avignon.org

La rédaction

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