1 octobre 2009

Temps de lecture : 2 min

La crise : guerre ou paix ?

De l'océan, la vague ne vient jamais seule... La nature n'aime t-elle pas le vide ? Tsunami, irruption volcanique, fonte des icebergs, la nature n'est-elle pas marquée de ruptures ? Tout n'est-il qu'affaire de cycle soit d'eternel recommencement ? La nature, la vie, l'économie, se construisent, se détruisent et se reconstruisent au rythme de cycles. Au rythme de crises.

De l’océan, la vague ne vient jamais seule…  La nature n’aime t-elle pas le vide ? Tsunami,  irruption volcanique, fonte des icebergs,  la nature n’est-elle pas marquée de ruptures ? Tout n’est-il qu’affaire de cycle soit d’eternel recommencement ? La nature, la vie, l’économie, se construisent, se détruisent et se reconstruisent au rythme de cycles. Au rythme de crises.

Un individu d’une quarantaine d’années a déjà été confronté à de multiples crises… Mai 68, la crise pétrolière de 73, le SIDA (années 80), la vache folle en 96, le 11/09, la guerre en Irak en 2003, la crise alimentaire et le Tsunami en 2004, la crise des banlieues en 2005, la crise des subprimes en 2007, la grippe porcine puis H1N1 en 2009, sans oublier la crise écologique…

Les crises se suivent et ne se ressemblent pas. Il y a celles qui nous réveillent et nous rappellent à l’ordre : ces crises utiles et vitales. La crise écologique en est l’un des plus beaux porte-drapeaux. Dans un monde gouverné par l’utile, la crise tient son rôle sans complexe. « Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise »,  Jean Monnet.

Et toutes ces crises ‘médiatiques’, artificielles, à propos desquelles l’interrogation de leur réalité en opposition avec leur médiatisation, pose des questions sur la possible utilité de leur apparente inutilité. Victor Hugo ne s’y était pas trompé : ‘le prodige et le monstre ont les mêmes racines’.
Outils politiques ? Manipulations ? Moyens de prises de pouvoir nécessaires ? « Dans toute crise apparaissent des leaders qui savent ce qu’ils ont à faire », Xavier Emmanuelli.

Puis il y a ces crises « papillons », éphémères, pour lesquelles demain reviendra à hier sans grands heurts. À l’opposé de ces crises fondamentales et définitives, pour lesquelles demain sera une page blanche à réécrire. En Chine crise est associé aux idéogrammes : WEI-JI : danger – opportunité. Ainsi « le changement du monde n’est pas seulement création, progrès, il est d’abord et toujours décomposition, crise. » A. Touraine.

La réalité de la crise ? Mal nécessaire que nous nous appliquons si bien à oublier ! Insouciance, folie ou légèreté de la nature humaine ? Bon sens révélateur d’un instinct de survie ?

« Si les hommes savaient ce qui les guette, jusqu’au plus humble d’entre eux, ils défailliraient, se couvriraient la tête et mordraient leur manteau pour s’empêcher de crier. C’est leur bénédiction et leur malédiction de ne pas savoir' »écrivait S. Lawhead. Notre conviction ?  S’en tenir à l’idée d’une bénédiction.

Yolande et Reymond, planning stratégique, Young & Rubicam

 

La rédaction

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