21 juillet 2010

Temps de lecture : 2 min

Un concept de restauration à composer soi-même et à emporter

Le Grand Hyatt de New York installe dans son hall, et sous sa propre identité, un nouveau lieu pour satisfaire la gourmandise de ses clients, mais aussi drainer et fidéliser une clientèle citadine environnante qui représente la moitié du trafic. Un service encore inédit dans le secteur de l’hôtellerie de luxe

Le Grand Hyatt de New York installe dans son hall, et sous sa propre identité, un nouveau lieu pour satisfaire la gourmandise de ses clients, mais aussi drainer et fidéliser une clientèle citadine environnante qui représente la moitié du trafic. Un service encore inédit dans le secteur de l’hôtellerie de luxe

Qui n’a pas rêvé en débarquant d’un avion, en sortant d’une réunion tardive, ou en partant tôt le matin à un rendez-vous, de rentrer ou quitter sa chambre d’hôtel sans forcément passer par la case restaurant ou solliciter le room service… mais juste de s’acheter un plat chaud, une salade fraîche, un petit déjeuner équilibré ou quelques ingrédients pour se concocter sa propre collation saine et rapide.

Ce constat a incité le Grand Hyatt de New York à lancer un nouveau lieu tout simplement baptisé «Marché». Situé dans son hall entre un magasin d’antiquités et le concierge, il a été conçu par le bureau d’architectes Bentel&Bentel, comme un marché en plein air sur une place. Son design est très élégant avec un parquet foncé, des murs carrelés en blanc, une lumière bleu azur, un plafond en acier noir, une longue vitrine, des emballages recherchés et colorés, et un personnel habillé par la styliste Gila Rashal-Niv avec des vêtements de J.Crew.

Des pâtisseries, des plats, des sandwichs, des fruits et légumes frais, des boissons (bière, vin, jus, café…), des spécialités locales ou des marques renommées new-yorkaises comme Roasting Plant, Tisserie, Chickalicious ou Macaron Café NYC sont ainsi rapidement disponibles dans les rayons, consommables sur place ou à emporter. Et bien sûr, à des prix plus abordables que ceux d’un service en chambre.

Si ce projet s’inscrit dans le programme de rénovation sur trois ans du Grand Hyatt, les enjeux sont avant tout très stratégiques. Car avec 1311 chambres, l’établissement ne sert actuellement qu’une cinquantaine de petits déjeuners, il est donc essentiel de capter et satisfaire la clientèle pressée du matin qui préfère faire la queue au Starbucks du coin plutôt que de passer par les services de restauration de l’hôtel. D’ailleurs, les consommateurs peuvent inscrire leurs achats directement sur leur note de chambre. De plus, ce lieu qui se veut gourmet a pour ambition de répondre aux goûts changeants des clients et de fidéliser toute une clientèle extérieure qui représente la moitié du trafic de l’hôtel comme les employés des entreprises environnantes, les voyageurs en transit de la gare Grand Central toute proche ou les New-Yorkais en quête de nourriture fraîche et gastronomique à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.

Tout en revisitant l’approche du room service, cette initiative appelée à s’étendre dans les autres établissements du groupe sous sa propre identité de marque sans une référence à Hyatt, a pour objectif de compléter le système de service d’étage traditionnel et indispensable à tout hôtel de luxe qui se respecte.

Cette recherche de services à la personne avec une touche de valeur ajoutée se retrouve dans d’autres initiatives très différentes comme celle du Grand Hôtel du Cap Ferrat qui a lancé son festival musical ultra privé. Réservé à une centaine de spectateur-convives, ce «must» propose des concerts vocaux ou instrumentaux en tous genres avec des stars du classique, de l’opéra, du jazz ou de la variété comme dernièrement Dee Dee Bridgewater, Didier Lockwood, Noa, Julia Migenes, Youri Bashnet, Jordi Savail… L’occasion pour l’hôtel de rester dans le haut de gamme tout en créant du trafic.

Florence Berthier

La rédaction

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