31 mars 2010

Temps de lecture : 1 min

Compulsion

Dans la publicité, il est parfois de bon ton pour une marque de prendre le contre-pied de l'air du temps, manière d'affirmer son identité et de se différencier de ses concurrents. Ainsi a dû penser le magazine Be pour son lancement. Depuis que la crise s'est installée dans les media et notre quotidien, on ne compte plus les propos de comptoir évoquant « la fin du bling-bling » et l'envie supposée des Français de donner du sens à leur consommation.... Par Patrice Duchemin...

Quelques moutons semblent pourtant s’être échappés du troupeau : les lectrices de Be, incarnation de la « Now generation », concept tout droit sorti d’un département d’études qualitatives. Celles-là sont impatientes, ne peuvent attendre, « veulent tout, tout de suite…. et même avant Paris Hilton, mobilisée pour la cause… C’est peu dire que la barre est haute, et de leur degré d’exigence.

On voit bien l’ambition du magazine : devenir l’allié de tous les magasins de mode. C’est un début de positionnement. Après tout, les magazines ne sont pas tous faits pour être lus. Regarder les images constituait déjà une motivation respectable, voici que donner envie d’acheter de façon compulsive vient ouvrir une nouvelle voie dans la définition du contrat de « lecture »…

Et quand une fashionista habile parvient à s’approprier ce qui ne peut être qu’un « it bag » au nez et à la frange de Paris Hilton laissée à terre devant des portes refermées de l’ascenseur, c’est un peu la revanche du peuple sur le people. Les temps changent, Be l’a bien compris…

Patrice Duchemin  / Planning & Tendances
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La rédaction

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