14 janvier 2016

Temps de lecture : 2 min

Comment bien parler des réfugiés…

Pouvoir reprendre son destin en main alors que tout s'y opposait, c'est possible. Tel est le message délivré par Western Sydney University et l'agence Floyd Taylor. Ou comment la publicité peut aussi bien lever des fonds et des aides pour les réfugiés que faire percevoir ces personnes autrement que comme des graines de terroristes. Un appel à la générosité sur fond de courage.

Pouvoir reprendre son destin en main alors que tout s’y opposait , c’est possible. Tel est le message délivré par Western Sydney University et l’agence Floyd Taylor. Ou comment la publicité peut aussi bien lever des fonds et des aides pour les réfugiés que faire percevoir ces personnes autrement que comme des graines de terroristes. Un appel à la générosité sur fond de courage. 

Valeurs, éducation et instruction sont les mamelles qui permettent à l’empathie dont chacun de nous, dès sa naissance, est animé pour se développer et prendre une voie plutôt qu’une autre. Faisant de l’enfance, la période sûrement la plus fragile mais aussi la plus riche pour le futur adulte. Malheureusement, parfois, ce programme essentiel pour mener sa vie au mieux, est interrompu par des éléments aussi violents et néfastes qu’une guerre ou une dictature. Ne laissant alors pas d’autre choix aux enfants, enlevés à leur famille aimante et exigeante ainsi qu’à leur village rassurant et garant des principes, qu’à obéir à leurs tortionnaires et à entrer dans l’enfer du combat de ces rebelles. Avec son cortège de maltraitances, de drogues, de maniements d’armes, de meurtres… jusqu’à la mort ou à la blessure suffisamment grave pour qu’ils soient pris en charge par une ONG ou autre, et qu’ils puissent se (re)construire, à condition de ne pas être trop amochés psychologiquement. C’est tout le parcours du jeune Deng Adut, enfant soldat devenu avocat pour réfugiés, raconté « avec fierté et un optimisme illimité » par l’université australienne, Western Sydney University dans sa campagne signée Floyd Taylor. Tout est dit dans ce message qui nous transporte avec ses images dures, sa réalisation sobre et réaliste, et sa bande son qui s’égrène sur « Do You Remember », interprétée par Jerryd James. Et surtout, tout nous invite dans cette campagne émouvante mais qui évite l’écueil de la mièvrerie et de l’excuse à deux balles, à sortir des a priori et des clichés qui poussent au mieux à l’indifférence au pire à la petite phrase assassine, au communautarisme et au sectarisme.

L’optimisme et la détermination illimités d’une université australienne

Décliné sous trois formats (30 ‘’, 60’’ et 90’’) sur les chaînes de télévision australiennes en septembre 2015, ce film parfaitement réussi et où il n’est question que de courage, pourrait tout à fait trouver sa place en France, tant il est universel tout en apportant un autre point de vue au sujet. Car il montre que si on savait déjà que la pub fait régulièrement ses preuves pour mobiliser les aides en faveur des réfugiés et des victimes, il nous confirme qu’elle peut aussi bouger les lignes avec efficacité pour ne pas faire percevoir ces mêmes personnes comme des graines de terroristes. Un appel brillant et bienvenu à la générosité d’un autre genre : la bienveillance, source de toute société bien portante, et l’espoir qui ne doit jamais désarmer dans les pays riches et épargnés. Exactement comme le fait cette université déterminée qui ne communique ni sur ses masters ni sur ses étudiants ou ses professeurs émérites mais qui réaffirme juste sa vocation de pédagogue qui doit profiter à tous. Au nom de la deuxième chance !

Berthier Florence

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