6 octobre 2010

Temps de lecture : 2 min

Comme à la maison… Au bureau

Certains entrepreneurs aujourd’hui essayent de proposer à leurs employés un cadre de travail plus humain, en accord avec leurs valeurs et leurs clients, plus proche d’un «home sweet home». Bienvenue dans l’univers de l’anti-bureau!

Certains entrepreneurs aujourd’hui essayent de proposer à leurs employés un cadre de travail plus humain, en accord avec leurs valeurs et leurs clients, plus proche d’un «home sweet home». Bienvenue dans l’univers de l’anti-bureau!

À l’heure du télétravail et de l’auto-entreprenariat, l’appellation «bureau» comme un lieu servant à produire un travail semble quelque peu surannée. Il semblerait même que cet espace de travail tel que nous le connaissons depuis longtemps serait générateur de stress et de non-productivité. Si l’open-space nous a tués, les enfilades de bureaux avec moquette vert-de-gris, parois en métal beige, stores grisés et ordinateurs PC jaunis n’ont pas contribué à inspirer la détente et la créativité.

André Balazs de la société au nom éponyme, le résume : «nous sommes capables d’offrir à quiconque travaillant ici la même chose que nous offrons à nos clients lorsqu’ils visitent nos hôtels». Les bureaux d’André Balazs Properties à New York ressemblent avant tout à une luxueuse maison confortable, incarnant les valeurs de son parc hôtelier haut de gamme (Château Marmont à Los Angeles, The Mercer à New York, The Standard). Installé depuis 2008 au cinquième étage d’un immeuble de Noho, ce quartier général respire le cosy appartement bourgeois tout en restant un espace de business.

Tel fut le défi de l’architecte retenu pour ce projet. Une cuisine ultra-équipée devient un endroit de rencontre informel, la salle de réunion a tout lieu d’une magnifique salle de réception avec parquet foncé, photographies d’art au mur et un vaisselier reconverti en cabinet de curiosités présentant les produits iconiques de la société. Les employés peuvent évoluer soit en open-space ou en bureaux séparés grâce à des parois amovibles et transparentes. Canapés, salle de lecture, bibliothèques, murs recouverts de tissus, parquet sombre en chêne, tout est fait pour se sentir bien comme chez soi… Ou dans un bel hôtel !

The Mercer à New York

On retrouve le même sentiment de plénitude avec l’intérieur de la magnifique banque HSBC de Shanghai. S’il y a bien un secteur d’activité qui cumule tous les inconvénients «corporate» de la vie de bureau c’est celui du secteur bancaire ! C’est justement ce que HSBC a voulu éviter pour son adresse chinoise. Ouverte en juin, la banque casse les codes traditionnellement hiérarchiques de sa profession en démocratisant l’espace de travail : tous les managers sont assis sur de magnifiques fauteuils Herman Miller Aeron, la plupart du personnel profite d’une fenêtre face à son bureau et les 30 000 m2 ont été restructurés en petits îlots pour les espaces communs comme le restaurant, les zones café, les salles de réunion, etc. Matériaux naturels et locaux, lumières à LED, couleurs neutres, nous sommes loin du caractère souvent pesant et imposant instauré par le secteur bancaire. Tout ceci contribue à la nouvelle image d’HSBC, une banque plus humaine, ouverte, loin de l’austérité corporative, où clients et employés se sentent chez eux.

Quand le design contribue à faire un meilleur business pourrait-on dire… C’est ce que démontre la sérieuse société d’étude Gensler qui a lancé l’année dernière, le Workplace Performance Index. Cet outil analyse 4 critères (objectif, collaboration, écoute et sociabilisation) au sein de l’entreprise. Ces critères permettent de déterminer le niveau de créativité et d’innovation des employés. Toutes les études menées par Gensler font ressortir une corrélation entre le design des espaces de travail d’une entreprise et la performance économique de cette dernière. Au plus l’espace de travail prend en considération la notion de design, au plus les employés sont productifs. Il ne s’agit pas juste de proposer un cadre de travail élégant et soigné, mais de comprendre ce que les salariés ont besoin pour s’impliquer davantage et mieux travailler. C.Q.F.D.

Allez, je retourne à la maison travailler!

Guillaume Cadot www.mylabstudio.com

La rédaction

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