13 avril 2011

Temps de lecture : 1 min

Château d’Invicta

Il arrive parfois que l’on se trouve face à une pub «ovni». Là, pas de concepts, pas d’effets spéciaux, pas de bobos ou de paysages de nature sublimée. Comme si, à la manière du nuage de Tchernobyl, la «tendance» et le «concept» avaient été maintenus à distance par crainte de contamination. Par Patrice Duchemin...

Ainsi, les pubs de la marque de poêles à bois Invicta avec son étrange barbu coiffé de dread locks. Fier de lui, l’homme qui a «toujours un poêle dans la tête» pose en compagnie de deux vestales, certain que «les poêles les séduisent». Ou encore celles des canapés Château d’Ax où la femme est comme on les apprécie chez les footballeurs ou dans les chansons de Michel Sardou. Blonde, pulpeuse, pas farouche. Une femme à l’ancienne. Posée sur un canapé en cuir blanc plutôt qu’assise, pose qui n’est pas sans évoquer les pin-up de garagistes.

Pour Invicta comme pour Château d’Ax, l’important n’est-il pas de faire parler de soi? En mal comme en bien, ne manqueront pas de souligner les uns, fiers d’un argument qu’ils considèrent comme imparable. Et, puis, «y’a pas que Paris dans la vie», enchaîneront les provinciaux qui, eux, les trouvent très bien, ces pubs. Les plus cyniques, enfin, nous feront remarquer que finalement, il n’est pas toujours nécessaire de payer une agence de pub (toujours trop chère) et que l’on peut très bien se débrouiller seul avec ses idées. Pas sûr pourtant que ces créations aient été faites sans les «conseils» d’une agence.

Ces deux pubs ne viennent-elles pas, malgré elles, nous rappeler pourquoi nous nous montrons si attachés au concept: parce qu’il nous éloigne de la réalité et de sa trivialité.

Patrice Duchemin / Planning & Tendances
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