1 juillet 2021

Temps de lecture : 3 min

Charles de Kervénoaël, Président & CEO de St Hubert : « En tant que leader sur nos marchés, c’est à nous d’ouvrir la voie à des alternatives plus respectueuses de l’environnement »

Leader français des matières grasses végétales depuis plus d’un siècle, St Hubert compte parmi les acteurs clés d’une transition alimentaire réussie. Récemment labellisée PME+, l’entreprise poursuit ses actions en faveur des humains, de l’emploi et de l’environnement via une ribambelle d’engagements RSE. Pour mieux comprendre les enjeux qui encadrent son marché, nous rencontrons Charles de Kervénoaël, Président & CEO de St Hubert.

The Good : Face aux enjeux d’éco-responsabilité et d’impact environnemental liés au marché de l’agro-alimentaire, quels sont les objectifs clés de la feuille de route RSE St Hubert ?

Charles de Kervénoaël : Chez St Hubert, nous souhaitons faire partie de la solution plus que du problème en devenant l’entreprise référente de notre marché en matière de RSE.  Nous avons intitulé notre démarche le « Goût du mieux » car elle associe le bon, le bien et le sain. Pour cela, nous développons des offres végétales en favorisant les filières locales françaises et favorisons la réduction de l’empreinte écologique de notre usine en Lorraine qui est à zéro émission carbone via des compensations. Nous avons par exemple -et ce n’a pas été toujours été simple- réduit nos emballages plastiques de 13%, nos consommations d’énergie de 25%, identifié une filière de recyclage pour chacun de nos déchets d’usine, choisi de privilégier des fournisseurs français, développé des filières agricoles tracées et locales (100% de notre colza par exemple est issu d’une filière tracée française) et enfin partageons une partie de nos bénéfices avec nos collaborateurs depuis plus de 15 ans.

Notre engagement pour le Bon, le Bien et le Sain vient se renforcer par le fait que consommer des matières grasses végétales n’est pas qu’un choix de santé mais un choix bon pour l’environnement. Changer ses habitudes en terme de matière grasse est une façon efficace de réduire l’impact écologique de notre alimentation sur l’environnement avec un meilleur bilan carbone

The Good : Point de bascule : comment s’est opérée chez vous la transition alimentaire, écologique sociale et solidaire ?

C.K. : Nous sommes une entreprise française à taille humaine de 220 collaborateurs, impliqués et enthousiastes. Nous fabriquons depuis longtemps en France et privilégions, dans la mesure du possible, les matières premières françaises et quand cela n’est pas possible, nous développons des filières durables comme celle du beurre de karité depuis le Burkina Faso. Nous sommes porteurs de vraies convictions environnementales et sommes convaincus qu’il faut encore accélérer sur ces sujets de transition écologique. En tant que leader sur nos marchés, c’est à nous d’ouvrir la voie à des alternatives plus respectueuses de l’environnement : la margarine, de composition végétale en est une, et c’est notre devoir de le faire savoir !

Nous sommes une marque engagée où chacun peut trouver le produit qui lui correspond en fonction de ses convictions, son régime alimentaire et ses besoins nutritionnels porté par la vision de St Hubert, celle que le bien être des hommes et de la planète peuvent et doivent se conjuguer.

The Good : Parmi les défis induits par la transformation d’une telle entreprise, lesquels sont les plus difficiles à mettre en place ?

C.K. : La transition écologique est un long chemin, parfois compliqué, pour lequel il faut trouver le bon équilibre et modèle économique sans jamais se précipiter car les enjeux sont lourds. Nous avons travaillé collectivement avec tous les collaborateurs de St Hubert pour créer une dynamique collégiale et positive qui a eu le mérite d’aligner tout le monde autour d’un projet mobilisateur. Ce sont souvent des projets qui nécessitent du temps comme par exemple la mise en place de notre filière tracée de colza 100% française. L’huile de colza est l’huile principale entrant dans la composition des produits St Hubert représentant deux tiers de ses approvisionnements. Dès 2014, nous avons travaillé à construire avec des agriculteurs locaux cette filière tracée et certifiée jusqu’aux champs avec l’aide d’une PME française qui est notre principal fournisseur d’huile.

The Good : Dans la conquête du « Good », quel label vous intéresse ?

C.K. : Nous avons été une des premières entreprises agroalimentaires à afficher le Nutri Score sur tous nos produits pour toujours plus de transparence. Nous sommes convaincus qu’il s’agit d’un bon label, clair et informatif pour les consommateurs… dans le même esprit, le logo AB de l’Agriculture Biologique ou la certification PME+ sont aussi des garanties « Good » pour les marques.

The Good : Pouvez-vous nous en dire plus sur vos actions en faveur de l’innovation ?

C.K. : Innovation et éco-responsabilité peuvent et doivent se conjuguer. C’est dans cet esprit que nous avons été les premiers en Europe à basculer nos offres BIO sans huile de palme, conditionnées initialement en barquette plastique vers des pots contenant 70% de carton recyclable, issu d’une filière responsable avec des forêts labellisées PEFC, gérées durablement et de sources contrôlées. Ce projet aura nécessité plusieurs années de développement, notamment pour trouver un matériau qui puisse répondre à nos exigences environnementales, tout en préservant la qualité de nos produits et notamment l’effet barrière, nécessaire pour des matières grasses dans du carton. Cela nous a aussi demandé d’adapter l’organisation de notre usine à ce nouveau type d’emballage et de lui dédier totalement une de nos lignes de production.

Ce papier a d’abord été publié sur The Good

Lingre Camille

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