16 novembre 2016

Temps de lecture : 1 min

La brute, le bon…

“Je suis d’avis que les algorithmes doivent être plus transparents afin que les citoyens soient conscients des effets qu’ils peuvent avoir sur leur utilisation des médias”. La déclaration d’Angela Merkel lors de l’ouverture des journées des médias à Munich, le 25 octobre dernier était prémonitoire, puisque depuis le résultat des élections américaines, les réseaux sociaux, Facebook en tête, ont en effet été accusés d’avoir manipulé les résultats en ne confrontant les électeurs qu’à des opinions conformes aux leurs.

“Je suis d’avis que les algorithmes doivent être plus transparents afin que les citoyens soient conscients des effets qu’ils peuvent avoir sur leur utilisation des médias”. La déclaration d’Angela Merkel lors de l’ouverture des journées des médias à Munich, le 25 octobre dernier était prémonitoire, puisque depuis le résultat des élections américaines, les réseaux sociaux, Facebook en tête, ont en effet été accusés d’avoir manipulé les résultats en ne confrontant les électeurs qu’à des opinions conformes aux leurs.

Les algorithmes seraient donc tous manipulateurs et méchants ? De vraies brutes sans cœur dans un monde où Big Brother aurait complètement gagné ? Sans doute. Mais « pas que ». Hier matin on apprenait la naissance officielle de « Bob-Emploi », un outil créé en partenariat avec Pôle Emploi par un jeune prodige de 24 ans, Paul Duan, fondateur de l’ONG Bayes Impact, qui utilise le big data pour accompagner les chercheurs d’emploi dans leurs démarches.

Le site, indépendant et non lucratif, se veut être un « service public citoyen », et fonctionne avec un algorithme capable d’analyser les données du marché du travail et la situation de chaque demandeur d’emploi, avec l’objectif de « redonner le pouvoir à tous les chômeurs » en les accompagnants au quotidien. Un algorithme qui va aider à réduire le taux de chômage en France ? Preuve que la technologie et la data peuvent aussi contribuer à sauver le monde, et sont peut-être ultime espoir de remédier aux maux qu’elles ont elles-mêmes engendrés. Plaisant de voir des algorithmes qui servent l’individu et ne se contentent pas de le surveiller.

Musnik Isabelle

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