10 novembre 2015

Temps de lecture : 2 min

Bonds : l’art de bien écrire une campagne

La marque de sous-vêtements, Bonds, et son agence australienne, Clemenger BBDO, ont toujours été très créatifs. Avec la campagne « The Boys », ils atteignent du grand art publicitaire en y rajoutant une vraie narration !

La marque de sous-vêtements, Bonds, et son agence australienne, Clemenger BBDO, ont toujours été très créatifs. Avec la campagne « The Boys », ils atteignent du grand art publicitaire en y rajoutant une vraie narration !

Disons-le clairement, certaines ficelles humoristiques quand elles sont bien tirées, ne perdent jamais de leur efficacité. En pub l’anthropomorphisme créatif doublé de dialogues « audiarisés », ça fonctionne toujours bien pour faire marrer le consommateur. Encore plus, quand les parties génitales masculines sont concernées, car comme le prouvent Woody Allen et sa scène d’intro de « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe » la force de l’imagination par les mots est puissante. Dans un style esthétique on ne peut plus simple, Clemenger BBDO Melbourne met en scène deux testicules complices et bavardes dans une campagne hilarante et donc réussie pour les sous-vêtements Bonds.

Au panthéon des spots d’anthropomorphisme et d’humour en dessous de la ceinture, les films réalisés par l’agence australienne sont d’ores et déjà en bonne place. Un an après avoir exhorté les hommes à mieux se protéger… d’eux-mêmes en évitant des situations embarrassantes qu’un bon caleçon aurait évité, le duo Clemenger BBDO-Bonds rejoue la carte du second degré, mais cette fois dans un style beaucoup plus Monty Python. Le concept ? Deux hommes assis dans des chaises en osier suspendues en forme d’œuf ouvert, drapés dans des collants beiges de la tête au pied et qui, grâce à un micro communiquent chacun avec le cerveau, incarné par une voix off. Le duo d’acteurs représente évidemment la paire de testicules.

Pour vanter les mérites du confort de ses caleçons, Bonds a donc mis en scène dans un décor de pièce de théâtre minimaliste, la dure vie des coucougnettes, auxquelles la campagne a donné un sobriquet : les « Boys ». Les métaphores visuelles sont réussies, les dialogues sont fantastiques donc le message passe très bien. Forcément après avoir subi les bousculades, la sonnerie de téléphone et la natation, voir les deux protagonistes roupiller comme des bébés une fois bien au chaud dans leur caleçon enfin adapté et neuf, donne envie de prendre soin des nôtres de testicules.

Pour cette campagne online, Bonds a décidé de diffuser trois films en quatre semaines sur ses propres canaux digitaux et sociaux et sur des médias achetés. Le troisième film n’est pas encore sorti, il le sera avant le début de la semaine prochaine. « Les testicules des hommes doivent endurer beaucoup de choses, que ce soit le chaud, le froid, les impacts et tout ça les affecte. Le moins qu’un homme puisse donc faire est d’en prendre soin et de leur procurer du confort », commente Simon Lamplough, group managing director de Clemenger BBDO. Il y a deux ans, la campagne de prévention sexuelle The Blue Balls Blues et même celle, plus récente et très décalée aussi, pour le Slip Français fournissaient déjà un modèle de créativité originale et réussie sur ce qu’il est possible de faire quand des créatifs ont des c…. !

Adler Benjamin

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