30 août 2011

Temps de lecture : 1 min

Un billboard pour chauves-souris…

Le designer allemand Chris Woebken repense l’utilité des panneaux publicitaires en les transformant en… nids pour chauves-souris. C’est Batman qui devrait être content…

Pourquoi un billboard ne servirait-il qu’à passer de la publicité ? Partant de ce constat, Chris Voebken aidé de l’artiste Natalie Jeremijenko, a conçu le premier billboard servant d’abris pour les chauves-souris de New York.

Plus qu’un simple panneau, le «Bat Billboard» est équipé de capteurs réglés pour traduire les grincements des petits animaux. Des messages qui, une fois traduits, sont diffusés sur le panneau permettant ainsi aux New Yorkais de décrypter les émotions instantanées des chiroptères. Une «bat voice» qui transforme le billboard en un objet interactif permettant un monologue des bêtes face aux humains. Un monologue qui donnerait des informations sur l’activité journalière des compagnes de Batman. Comme: « Les chauves-souris sortent pour se faire un snack d’insectes » (20 000 moustiques par an pour une chauve-souris) ou encore « on quitte le billboard dans 20 min », pour ceux qui veulent apercevoir en direct l’envolée lyrique de ces bêtes à vampire .

Une forme de communication qui sensibilise envers les conditions d’autres espèces, tout en engageant un dialogue et de l’amusement.

Au-delà du projet environnemental qui permettrait de légitimer les billboards actuellement chassés des grandes agglomérations pour cause de prolifération excessive, une nouvelle forme de publicité virale pourrait voir le jour et ainsi offrir aux badauds des opérations mélangeant une marque, des animaux, le mobilier urbain et les consommateurs.

Les différents grincements des chauves-souris traduits et retranscrits.

Un nouveau mode de communication pas si anecdotique qu’il en a l’air, et qui devrait intéresser des consommateurs déjà hyper-sollicités mais toujours ouverts à une nouvelle forme de conversation.

Un projet qui devrait créer le débat. Si pour certains l’idée est plus que probante, pour d’autres elle ne sert à rien. A suivre…

Gaël Clouzard
Sources: Moma.org

La rédaction

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