19 janvier 2020

Temps de lecture : 2 min

Une bière brassée au soleil

Les 13 brasseries d’AB InBev seront bientôt toutes alimentées en électricité renouvelable. Ce phénomène prend de l’ampleur dans les grandes entreprises…

Les 13 brasseries d’AB InBev seront bientôt toutes alimentées en électricité renouvelable. Ce phénomène prend de l’ampleur dans les grandes entreprises…

Se donner bonne conscience en savourant une « petite mousse »… Cela sera bientôt possible grâce à l’accord que AB InBev a signé avec BayWa r.e.. Les cinquante marques de bière qui sortent des treize brasseries que le géant bel-brésilien possède en Europe occidentale seront bientôt intégralement produites grâce à de l’électricité renouvelable. Le groupe bavarois, qui compte 1000 employés, va financer et développer deux nouvelles centrales solaires en Espagne, dont l’une sera appelée Budweiser Solar Farm et fournira 250 gigawattheures d’électricité renouvelable par an pour les brasseries d’AB InBev. Cette énergie équivaut à la consommation d’énergie de près de 670 .000 foyers européens ou de 100.000 matchs de football pendant toute la durée du contrat qui courre sur dix ans. Ces centrales solaires devraient être mises en service d’ici le 1er mars 2022. Avant que ces sites ne soient opérationnels, BayWa r.e. fournira au plus gros brasseur au monde, qui possède dans son portefeuille plus de 500 marques de bière dont Budweiser, Corona et Stella Artois, Beck’s, Castle, Hoegaarden, Leffe, Jupiler, Michelob et Quilmes, 75 gigawattheures de garanties d’origine à partir de son parc éolien de La Muela à Saragosse en Espagne. Cette énergie représente l’équivalent de la puissance nécessaire pour produire suffisamment de bière pour 18 Oktoberfests à Munich. Prost…

 Les consommateurs sont demandeurs

« En tant que brasseur, nous nous appuyons sur des ingrédients naturels – eau, houblon, orge et levure – pour fabriquer nos bières, souligne Jason Warner, le président d’AB InBev pour l’Europe dont la maison-mère. Nous savons donc parfaitement que le développement durable est intrinsèquement lié à notre produit. Du recyclage du CO2 libéré dans le processus de brassage à l’élimination du plastique de nos emballages, nous cherchons constamment à réduire notre impact sur l’environnement. C’est pourquoi, nous sommes très heureux d’annoncer aujourd’hui ce partenariat avec BayWa r.e. pour construire la ferme solaire Bud. Nous nous réjouissons de ce nouveau Green Deal européen et demandons à nos consommateurs, clients, collègues, partenaires commerciaux et autres entreprises de s’engager avec nous sur la voie des énergies renouvelables ». Ce virage en faveur des énergies vertes a été, en grand partie, impulsé par les particuliers ces dernières années. « Les consommateurs veulent de plus en plus faire des choix écologiques lors de leurs achats, se réjouit Matthias Taft, le PDG de BayWa r.e. Les marques leaders, comme Bud, ouvrent la voie et nous sommes fiers de soutenir AB InBev dans sa propre transition vers les énergies renouvelables. Les entreprises sont le nouveau moteur de cette transition et les consommateurs peuvent contribuer à la lutte contre le changement climatique au travers de leurs décisions d’achat».

 Les exemples se multiplient

Cet accord n’est pas le premier. De plus en plus de multinationales tentent de redorer leur réputation en jouant la carte verte. Ikea va ainsi engloutir 200 millions d’euros pour atteindre la neutralité carbone en 2030. Amazon souhaite atteindre le même objectif en 2040. Le géant de l’e-commerce va notamment acheter 100.000 véhicules de livraison électriques. Son programme, baptisé « The Climate Pledge », comprend aussi un investissement de 100 millions de dollars pour restaurer des forêts et des zones humides. Les 100 % d’énergies renouvelables devraient, quant à eux, être atteints en 2030 contre 40 % actuellement. En France, la Société Générale est la première banque à avoir signé avec EDF un CPPA (Corporate Power Purchase Agreement) qui lui permet d’acheter directement au producteur de l’énergie verte à un tarif fixe. De tels accords devraient se multiplier dans les années à venir. Qui pourrait s’en plaindre ?

Therin Frédéric

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