31 janvier 2012

Temps de lecture : 2 min

Beyoncé étudiée à l’université…

L’un des sex-symbols de ce nouveau millénaire vient d’être honoré par l’université américaine Rutgers qui propose des cours sur la chanteuse… Une reconnaissance pour elle, mais est-ce un vrai savoir pour les étudiants?

«Désolé je ne peux pas venir prendre un café, j’ai mon cours sur Beyoncé ». On pourra peut-être bientôt entendre ce type de commentaire dans les allées du Campus de Rutgers dans le New Jersey!

L’université a décidé d’intégrer dans son cursus sociologique et d’étude du genre humain un cycle sur la chanteuse, son parcours et l’influence qu’elle peut avoir sur le monde occidental… Cette surprenante idée vient du responsable de la section PHD (doctorat), Kevin Allred qui voit en cette égérie du nouveau millénaire un exemple typique d’une forme de réussite devenue au fil des années une référence sociétale: «Il n’est pas question d’aborder l’artiste au travers de ses convictions politiques ou associatives.Beyoncé a repoussé les limites de l’apparence, devenant même avec ses jupes ultra-courtes et une forme de nudité omniprésente, un modèle de femme à suivre», précise le professeur sur le site de l’université… Et encore, le professeur ne mentionne pas son nouveau visage de maman qui dans un de ses derniers clips issu de son album «Countdown», exprime en culotte et soutien-gorge accueillant, sa joie d’être amoureuse et heureuse…

Le cycle baptisé sobrement «Politicizing Beyoncé» a pour mission de décrire le «moi profond» de la danseuse en passant par sa voix, sa gestuelle, son style et sa danse. Son alter ego artistique Sasha Pierce sera aussi décrypté. Un alter ego censé selon la chanteuse mettre à jour la vraie Beyonce…

Kevin Allred a même pour ambition de continuer dans ce sens en proposant dans les mois à venir le même enseignement pour des artistes comme Lady Gaga et plus logiquement Nina Simone ou encore Billy Holiday.

Peut être sommes-nous un brin réac à la réaction de INfluencia. Mais cirer les bancs de l’université et payer une fortune pour étudier le parcours d’une chanteuse de R’n’B certes mondialement connue, mais construite autour d’une simple image, tend à poser un doute. Un doute sur la pertinence de son entrée dans un sanctuaire dédié à l’éducation et la culture, fusse-t-elle artistique…

En somme Beyoncé fait aujourd’hui partie selon l’université Rutgers du Panthéon des grandes stars. Etre étudiée, de son vivant, à l’âge de 32 ans seulement comme une artiste ayant amené un véritable apport culturel et sociétal au monde de la musique… Est-ce bien cohérent ?… Mais, après tout une ligne docteur ès «Beyoncé» sur un CV, ça peut le faire…

Gaël Clouzard

La rédaction

Allez plus loin avec Influencia

the good newsletter

LES FORMATIONS INFLUENCIA

les abonnements Influencia