20 décembre 2016

Temps de lecture : 4 min

La « beauty junky » ou le risque d’addiction à la beauté

Pas de problème, j'aurai toujours bonne mine. Les marques me le jurent : faut que je me soigne...

Pas de problème, j’aurai toujours bonne mine, les marques me le jurent : faut que je me soigne…

A Noël, je serai la plus belle… mais en attendant, il y a vendredi soir chez Emile, puis samedi, soirée au Comptoir général, et lundi, grosse réunion à 9h avec le boss… Sans compter les innombrables selfies que je vais faire avec les copines devant les vitrines du Père Noël ! Je me mets un peu la pression vous pensez ? Il y a d’autres choses qui comptent dans la vie, oui, oui… En même temps, et c’est quand même Axel Kahn (le célèbre généticien) qui le dit : « Plus encore que le mythe de l’immortalité, c’est celui de l’éternelle jeunesse qui fait rêver », et donc, ça commence par un visage jeune et beau, non ? Et puis à 32 ans, il est temps de se mobiliser… si ça se confirme, je vais vivre jusqu’à 120 ans ! Les marques me le promettent…

Prévenir pour moins souffrir

D’ailleurs, depuis quelques mois déjà, je suis devenue extra-lucide sur mon avenir de Beautysta, et il n’est pas rose ! L’intégration du concept d’exposome dans la politique de santé publique française témoigne officiellement du poids des facteurs environnementaux dans la détérioration de notre capital santé-beauté. Même la lumière visible -pas seulement les UV ou les rayons infrarouges, ça on savait !- abîme bon nombre de composants cutanés et provoque l’inflammation ! Donc, comme je ne suis pas prête à vivre dans le noir, j’ai une routine chargée avec comme ultime étape, le test ADN (j’ai lancé une cagnotte sur le Pot commun pour Noël, on peut rêver!) et les recommandations ultra-pointues qui en découlent pour mon avenir. En attendant, je vous raconte comment je me soigne.

Hard routine

Dès le réveil, j’attaque le café-granola-fruits rouges-graines-de-chia pour doper ma peau en omega 3 et en antioxydants, et au passage j’avale 2 gélules -toujours omega 3- , on n’est jamais trop prudent… Dans la salle de bain, c’est le top départ de l’itinéraire de la Beauty junkie : on élimine tout ce qui peut agresser la peau -le savon par exemple- et haro sur l’éponge en Konjac pour la garantie d’un nettoyage en profondeur 100% naturel.

Après il faut passer à la prévention-protection des cellules…oui, parce que en plus de la lumière déjà évoquée, il y a le stress des agendas survoltés et surtout la pollution protéiforme qui attend au coin de chaque station Vélib ! Prescription donc :

– un pshitt d’eau thermale apaisante… la peau du visage est si fine, si fragile,

– quelques gouttes de sérum phyto sublimateur pour hydrater en profondeur,

– quelques noisettes de crème nourrissante pour affronter le frimas,

– de délicats massages hydratants défatigants autour des yeux avant de poser le mascara et l’anti-cerne qui me fait des yeux de chat,

– un peu de crème sur les mains, elles sont bien visibles aussi quand même.

Bon, j’aurai 10 minutes de retard au boulot mais il ne faut pas que j’oublie l’ultime couche anti-radicalaire dotée d’un SPF 35 (si si, même au coeur de l’hiver, vous voyez bien, il y a de la lumière !)…Du coup, ce sera le choix d’une BB car je gagne une étape par rapport au fond de teint. Ils n’ont rien inventé encore contre la pollution, alors je pars avec le Mapo au fond du it bag pour faire des petits check-ups dans la journée : en moins d’une minute, le diagnostic est fait et en plus le masque potentialise l’effet de la retouche, when needed !

Je sais, j’ai l’air addict mais j’ai mis toute la technologie de mon côté quand même ! Et je me sens moins coupable d’aller griller un clope à la fenêtre du bureau -double effet radicalaire- car je suis protégée ! Pas question de traîner derrière ma table de travail d’ailleurs, avec mes « BFF » on s’est booké une nail party à domicile afin de ne pas négliger nos jolis pieds dans ce combat pour la beauté… Quant à l’apéro, ce sera jus de carottes et crackers aux graines de lin…ou un petit verre de Moulis à température, je suis tranquille, le rouge c’est bon pour ce que j’ai, plein d’anti-oxydants ! Après, je ne vous cache pas qu’au cinéma c’est assez relax, on l’a vu dans le noir, ma jeunesse est préservée !

Mais ça se gâte avec la routine du soir, et je vous épargne les séances make-up préparatoires aux grandes soirées, et les matins où je me lave les cheveux : depuis que je sais qu’il faut mettre un avant et un après-shampoing, avec un peu de sérum protecteur ou de crème de jour en touche finale, je dois me lever à l’aube pour assurer mon avenir.

Beauty from within

Faut que je me calme ? Au risque de ne plus jamais pouvoir partir en week-end, because le vanity, il est plus gros que le bagage cabine ! Il y a bien la piste de Mamie : « pense toujours que tu seras la plus belle avec un beau sourire ». Mais il y a surtout la promesse de la « seconde peau » mise au point par le MIT et l’école de médecine de Harvard : grâce à ce film de silicone facile à poser, tout défaut est estompé ! Et peut être même que c’est moins cher que le test ADN ? Quittez pas, je me renseigne ! Vous pensiez à autre chose ? Comme “Feeling good is the new looking good” , le nouveau mantra des gourous du wellness… En gros si je me sens bien, à l’intérieur, ça se verra à l’extérieur, promis je vais méditer sur la question…

Layotte Bénédicte

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