6 janvier 2010

Temps de lecture : 1 min

Après la TV réalité, voici le « sponsoring réalité »

Crise, vénalité, opportunisme, cynisme ou peut-être désespoir aidant, que ne ferait-on pas pour 250£?

Crise, vénalité, opportunisme, cynisme ou peut-être désespoir aidant, que ne ferait-on pas pour 250£?

Talktalk, l’opérateur de téléphonie britannique, teste la réponse via un « sponsoring réalité » encore jamais osé et pour le moins culotté. Partant du principe que des hauts lieux culturels, des grands stades ou des équipes sportives renommées acceptent de modifier leur nom en contrepartie d’un financement lucratif, la marque propose le même principe aux propriétaires de leur habitation.

Ces derniers empocheront chaque année 250£ à condition qu’ils intègrent la marque TalkTalk dans leur adresse officielle. Mais pas n’importe comment. Ainsi, Elaine et Darren Snow, les premiers à avoir récemment accepté l’offre, ont re-baptisé leur sweet home Talktalk Towers. D’autres pourraient choisir : la maison de Talktalk, TalkTalk Accueil, Talktalk@House, The Talktalk Home ou Mansions TalkTalk… Tout est permis dès lors que Talktalk est présent. Car l’enjeu est bien là pour la société qui a sponsorisé cette année la célèbre émission X-Factor : toujours renforcer sa notoriété.
Mais en développant un autre type de parrainage plus proche de ses clients et qui renforce son positionnement de marque de services dédiée à la maison et au quotidien. Son objectif en décembre dernier était de décrocher 50 contrats d’ici à la fin 2009 et évidemment bien plus en 2010. Pourquoi pas? Après tout certains acceptent depuis bien longtemps un panneau d’affichage sur le mur extérieur de leur logement et de brander la portière de leur voiture.

Toutefois, si le sponsoring s’articule autour d’un engagement financier, il va bien souvent de pair avec des petits extras gracieux comme des équipements pour les clubs de sport. Alors quid des fournitures ou des services supplémentaires pour les particuliers… Question de règle. Et finalement à quand nos adresses provençales, savoyardes ou banlieusardes aux couleurs d’Orange?

Florence Berthier 

 

La rédaction

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