13 janvier 2010

Temps de lecture : 2 min

Après les internautes – producteurs, les internautes – éditeurs

Avec, entre autres, My Major Company (Grégoire) et People For Cinema («Le siffleur»), les internautes sont devenus des producteurs. Avec succès d'ailleurs. Désormais, la casquette d'éditeurs de bandes dessinées leur est offerte, grâce à Sandawe.

Dérapages au quotidien  (Laurel/Darlot)

Avec, entre autres, My Major Company (Grégoire) et People For Cinema («Le siffleur»),   les internautes sont devenus des producteurs. Avec succès d’ailleurs. Désormais, la casquette d’éditeurs de bandes dessinées leur est offerte, grâce à Sandawe.

Avec, entre autres, My Major Company (qui a lancé le chanteur Grégoire) et People For Cinema (qui a sorti le film «Le siffleur»), les internautes sont devenus des producteurs. Avec succès d’ailleurs. Désormais, la casquette d’éditeurs de bande dessinée leur est offerte, grâce à Sandawe qui se lance dans le crowfunding (1).

Après 10 années chez Dupuis et ancien rédacteur en chef de Spirou, Patrick Pinchart vient en effet de créer une maison d’édition pas comme les autres, définie comme une «tribu d’édition». D’où son nom, qui vient d’une ethnie de Tanzanie qui n’a pas de leader et décide tout en commun. Un principe séduisant repris par P. Pinchart dont l’ambition est de bousculer les règles en permettant le choix et le financement de projets par une communauté réunissant les lecteurs, les auteurs et les professionnels (libraires, diffuseurs, journalistes). En outre, contrairement au système traditionnel, Sandawe invite le grand public à être particulièrement actif dans le processus de publication. Les «édinautes» peuvent juger des travaux – bien sûr pré-sélectionnés -via quelques planches, un résumé de l’intrigue et une description des personnages avant de décider de financer collectivement l’ouvrage par tranches de 10 euros.

Ils permettent, ainsi, à l’auteur de créer avec la confiance de son public, puis participent, par l’effet de buzz, à la promotion et la prescription de la BD, lors de sa sortie en librairie et sur Internet. Toute une batterie d’outils est mise à leur disposition à commencer par un exemplaire promotionnel. Et si l’album se vend bien, ils toucheront 60% des bénéfices, le reste étant alloué à l’auteur dont les droits peuvent aller jusqu’à 11% et à Sandawe. Fondée sur le participatif, cette méthode novatrice se veut aussi qualitative et prospective. Car ses objectifs sont avant tout d’ouvrir des perspectives à davantage d’auteurs de BD et de donner plus de visibilité à certaines oeuvres, dans un marché surencombré et parfois réduit à quelques best-sellers. Enfin, ce concept original décharge la maison d’édition d’une partie des frais et des risques. Ce qui ne peut que lui être bénéfique pour se consacrer à la découverte de talents et s’assurer des succès potentiels.

Déjà une dizaine de synopsis sont éditables comme «La nuit des Carbophages», par Nicolas Tsiligas, «Le secret des papes», par Eric Albert et François Maingoval, «Zozoland», par Blatte et Falzar, «Maître Corbaque» par E411 et Zidrou, «Hell west», par Frédéric Vervisch et Thierry Lamy, «Il Pennelo», par Jean-Marc Allais et Serge Perrotin, «La vie à deux» par Rimo et Lapuss, « Dérapages », par Laurel et Darlot ou «Suivez le guide», par Godi et Zidrou…  Edinautes à vos clics. Et à vos porte-monnaie…    

Florence Berthier              
(1)    Edition participative.    

Autres Projets:

« il pennelo »  dessinateur: Allais / scénariste: Perrotin

« Maître Corbaque »  dessinateur: E411 / scénariste: Zidrou

 

La rédaction

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