28 avril 2020

Temps de lecture : 3 min

Les annonceurs du Grand Est devront communiquer pour ne pas sombrer

L’Union des Conseils en Communication du Grand Est -UCC Grand Est- dévoile une campagne de communication à destination des annonceurs privés et publics pour préparer la sortie du confinement. Le message est clair : les marques devront renouveler leur parole pour recréer du lien avec leurs publics.

L’Union des Conseils en Communication du Grand Est -UCC Grand Est- dévoile une campagne de communication à destination des annonceurs privés et publics pour préparer la sortie du confinement. Le message est clair : les marques devront renouveler leur parole pour recréer du lien avec leurs publics.
 
« Le secteur de la communication va être touché de plein fouet. Les budgets marketing et communication sont toujours considérés comme des variables d’ajustement. Alors les entreprises, pour sauver les résultats, taillent dans ces investissements pourtant essentiels pour accompagner la reprise. Ajoutez à cela la perte d’activité durant le confinement et des niveaux de rentabilité qui n’ont cessé de baisser depuis 15 ans, la crise va être violente », professait dans nos colonnes Gildas Bonnel, fondateur de l’agence de communication Sidièse.

Qu’il se rassure -comme il peut-, il n’est pas le seul à redouter la sinistrose qui attend le secteur publicitaire à compter du 11 mai prochain. Après deux mois de confinement qui ont déjà laissé les régies médias sous perfusions, beaucoup de professionnels souffrent d’une migraine similaire : comment pousser les annonceurs à investir dans l’achat d’espace publicitaire malgré leur difficulté financière ? Une étude intitulée Covid-19 Monitor et dirigée par Kantar Media révèle que la durée publicitaire entre le 1er et le 22 mars a diminué de -35% pour la TV et de -65% pour la radio, et que la pagination de la presse quotidienne a, pour sa part, baissé de -72%. Pour certaines agences, on est plus si loin du baroud d’honneur…

Le jour d’après

Parole présidentielle oblige, la France va bientôt réouvrir ses portes. Une affirmation un brun optimiste au moment on l’on écrit ses lignes, les modalités du déconfinement devant être présentées par Edouard Philippe aujourd’hui même à l’Assemblée Nationale. Au moins ses stores, disons. Afin de pousser les annonceurs à en faire de même et à délier les langues, l’UCC Grand Est -l’Union des agences Conseils en Communication- dévoile sur internet et sur les radios indépendantes de sa région sa dernière campagne. À travers elle, le syndicat professionnel souhaite éveiller la vigilance des annonceurs publics et privés régionaux sur les risques de couper les budgets communication lors de la reprise.

Une enquête menée la semaine du 13 avril auprès de 350 marques du Grand Est révèle que 49% des annonceurs prévoient une baisse de plus de 25% de leur budget communication pour la suite de l’année 2020. Pourtant, et c’est l’un des grands préceptes du secteur, l’absence de prise de parole peut s’avérer fatale pour les marques. L’institut Kantar et le cabinet Deloitte dévoilait justement qu’une absence de 6 mois en TV faisait perdre 39% de notoriété, mais surtout, et c’est là qu’on sort l’argument massue, 1 euro investi en publicité génère 7,85 euros de PIB.

Pour convaincre leurs publics, les visuels de l’opération rebondissent sur des titres de romans iconiques en adressant aux annonceurs des questions simples : « À la recherche du temps perdu… s’effacer ou émerger ? », « L’être ou le néant… perdre ou regagner ? » et « Cent ans de solitude… distancier ou lier ? ». Pas besoin de gamberger plus que ça. Une manière également de se reconnecter avec les français qui ont trouvé dans la littérature un second passeport. Le slogan qui suit : « Ensemble, prenons le temps de la réflexion » montre l’intention pour l’UCC Grand Est de s’inscrire avec ses clients dans la durée. Une volonté affichée de remodeler leurs prises de parole selon les nouveaux enjeux sociétaux dévoilés par la crise sanitaire.

Il est évident que la communication post-confinement ne pourra pas utiliser les mêmes leviers ni le même vocabulaire qu’avant. Un temps de réflexion sur les offres et les services devra être mené, conforté par un regard extérieur. Mais surtout, les entreprises devront recréer les liens de confiance qui les unissent à leurs collaborateurs. À ce titre, l’UCC Grand Est, épaulé par l’AACC -Association des Agences Conseil en Communication-, soutient fortement les mesures de défiscalisation partielle des investissements en communication, notamment la mesure relayée par la rapporteuse de la loi sur l’audiovisuel Aurore Bergé évoquant un crédit d’impôt pour l’investissement média des marques. Un coup de pouce financier de plus pour un gouvernement qui n’en est certainement pas à son dernier. Un coup de baguette magique, même.

 

 

Montagut Sacha

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