11 septembre 2014

Temps de lecture : 2 min

L’almanach de fin d’étude : une réalité ancienne mais augmentée

Pour éviter d’être rangé dans les archives des disparus de l’ère numérique, l’almanach de fin d’étude se réinvente aux États-Unis. Comment ? En intégrant la réalité augmentée dans ses pages.

Pour éviter d’être rangé dans les archives des disparus de l’ère numérique, l’almanach de fin d’étude se réinvente aux États-Unis. Comment ? En intégrant la réalité augmentée dans ses pages.

On le voit dans beaucoup de films hollywoodiens, Mark Zuckerberg s’en est inspiré pour Facebook, il reste à vie dans une armoire ou un tiroir de sa maison, et deviendrait presque une espèce en voie de disparition. Vous avez deviné de qui nous parlons ? L’Oncle Sam le prénomme « Yearbook », par souci de francophilie nous l’appellerons almanach de fin d’étude. Menacé par le tout numérique, cette institution nord-américaine devient, grâce à une innovation de l’université en Floride, un nouveau porte étendard de la réalité augmentée.

Rédacteur en chef du « Moroccan », appellation de l’almanach de l’université de Tampa, Donny Murray a intelligemment décidé d’utiliser la technologie pour marier le print au digital. Attaché à la forme papier du « Moroccan » mais conscient que les sites Web et PDF animés la rendent anachronique et désuète, il a fait appel à la réalité augmentée pour ajouter du contenu digital à l’almanach papier. Concrètement, certaines pages disposeront d’un logo « 3D Yearbook » que le lecteur peut scanner comme un QR code via une application sur son smartphone. Créée par Aurasma, l’application permet notamment de laisser un message de cinq secondes à un ancien compagnon de fac ou de retrouver ses statistiques sur une saison, quel que soit le sport pratiqué. Les almanachs prennent donc vie désormais et c’est une première qui devrait en appeler d’autres, notamment en France.

Ubleam,la carte de visite en réalité augmentée

Depuis déjà cinq ans et une analyse consacrée à l’arrivée de la réalité augmentée dans le jeu vidéo, INfluencia suit de près l’évolution des utilisations d’une technologie qui a du encore du mal à se démocratiser. En 2012, nous évoquions l’annonce par le géant chinois de l’e-commerce Yihaodian d’un nouveau concept expérimental pour faire ses courses dans l’un de ses de 1000 nouveaux magasins virtuels: des étalages vides dont les produits sont seulement visibles sur son téléphone. Avec « Unlimited Yihaodian », le premier supermarché en ligne de l’Empire du milieu – contrôlé à 51% par Walmart depuis début 2012 – entend offrir au consommateur une expérience encore plus originale.

Pour éviter comme l’almanach papier, qu’elle reste abandonnée dans un tiroir oublié, la startup française Ubleam transforme elle la carte de visite en support de communication design et performant, offrant une expérience riche en réalité augmenté sur mobile. Avec la possibilité d’intégrer un site web, son LinkedIn, un Slideshow et de multiples informations, la BleamCard permet de mettre en avant ses compétences avec originalité. Si la notion de contact et d’échange physique est primordiale, apporter une nouvelle approche relationnelle attire toujours la curiosité.

Benjamin Adler / @BenjaminAdlerLA
Rubrique réalisée en partenariat avec Publicis ETO

La rédaction

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