12 novembre 2014

Temps de lecture : 2 min

Agences et start-ups : mariage de raison ou de passion ?

Ça donne quoi un mariage entre une agence de communication et une jeune pousse ? Retour sur le Startup Project initié par l'AACC et Cap Digital avec Jérôme Duchamps, le vice-président de l’AACC Interactive

Ça donne quoi un mariage entre une agence de communication et une jeune pousse ? Retour sur le Start-up Project initié par l’AACC et Cap Digital avec Jérôme Duchamps, le vice-président de l’AACC Interactive pour le Hub Institute et INfluencia.

En 2012, l’AACC et Cap Digital ont développé Startup Project, afin d’accompagner les start-up dans leur développement et de les associer avec différentes agences. Ensemble, elles peuvent créer des produits et services pour une marque ou directement pour l’agence. Les start-up sont accompagnées sur différents aspects par l’agence, et ont accès à un large portefeuille de clients. Le plus souvent, ces projets sont créés directement par les agences : elles développent un incubateur ou un lab et choisissent un certain nombre d’entreprises avec qui collaborer. Ici, l’AACC et le Cap Digital marient simplement une agence à une start-up.

Le mariage entre les start-ups et les agences ne s’est pas fait par hasard. Contrairement aux incubateurs développés par les annonceurs, ici, les deux parties sont identiques : elles évoluent dans le même écosystème où il est difficile de démarrer un projet et de le tenir sur la durée. En ayant l’appui d’une agence déjà bien installée, les entreprises ont de meilleures bases pour évoluer et un nouveau point de vue intéressant sur le projet.

Grâce à ce partenariat, les start-ups transmettent des nouvelles technologies aux agences, et celles-ci donnent une accélération sur le marché aux start-ups en leur apportant les clients les plus adaptés à leur offre. Le but final du Startup Project est la compétitivité : avec le lean management, chaque participant bénéficie d’une valeur ajoutée qui lui permettra d’améliorer son business model.

Pour Jérôme Duchamps, monter un lab est un processus qui comporte 3 objectifs majeurs :

– Entretenir une culture agile, en mariant la technologie et la créativité : les deux se complètent, une nouvelle technologie peut être mise en valeur par une opération créative, comme les créatifs peuvent développer de nouvelles idées à partir d’une nouvelle technologie.

– Comprendre l’enjeu business. Des services et produits sont créés pour les marques et les agences; ils seront vendus et promus.

– Casser les silos au sein des agences : les personnes qui créent les labs sont parfois issus de différents services; dans ce cadre là, ils collaborent autour de la start-up, et peuvent ensuite continuer leur relation, amenant à de nouveaux projets entre pôles.

Plusieurs réalisations des associations de Startup Project sont notables, comme celle d’Aerys et Ogilvy avec la raquette connectée Babolat Play (voir ci-dessous) dans la catégorie produit pour les marques, ou la Data Refinery de Synomia pour TBWACorporate, dans les services pour les agences. Pour Nissan, Digitas et Ayotle ont travaillé sur AnyTouch (voir ci-dessous), prototype qui rend tactile n’importe quel objet, mis en scène dans la démonstration de la Nissan Juke. Toujours dans l’automobile, Aerys reprend la technologie KeyFree de Ford et l’applique au digital en transformant notre smartphone en clé pour tous nos mots de passe sur notre ordinateur.

Les start-up incubées peuvent aussi être elles-mêmes des agences. Par exemple, We Link, incubée par TBWA, est une agence spécialisée dans la communication et le marketing des startups. Quand d’autres développent un produit, une technologie, ils développent une communication. Ces projets et incubateurs sont bel et bien bénéfiques pour tous, mais il faut être vigilant : l’agence ou l’annonceur étant en position de force, ils ne doivent pas tirer avantage de la start-up sans l’aider par la suite.

Vincent Puren, HUB Institute

Jérôme Duchamps, vice-président de l’AACCi, nous parle de Startup Project et de son environnement

La raquette connectée Babolat Play

AnyTouch, le projet de Nissan

La rédaction

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