10 mars 2011

Temps de lecture : 2 min

L’AFPA veut devenir le Meetic de l’alternance

Comment redonner de la valeur aux discours sur l’alternance? L’AFPA lance sa première campagne à la fois multicanal, et multi-publics, et devient une vraie marque.

L’alternance a le vent en poupe: le gouvernement vient d’annoncer un plan permettant de passer de 600 000 jeunes formés par ce système à 800 000 en 2015 et 1 million à terme. Il était temps.

Un sondage BVA-AFPA paru en novembre dernier montre que 43% des jeunes et 40% des DRH/chefs d’entreprise prônent «un système pédagogique alternant activités théoriques et activités pratiques» pour faciliter l’intégration des jeunes de moins de 30 ans au monde du travail.

Mais comment susciter l’envie à la fois des entreprises et des jeunes? Et comment redorer l’image négative dont ce dispositif jouit encore trop souvent dans l’esprit du grand public?

L’Association pour la Formation Professionnelle des Adultes, qui se bat depuis plus de 60 ans sur le sujet a décidé de frapper un grand coup et de faire bouger les idées reçues. Le numéro 1 de la formation professionnelle* qui, il y a peu, était encore membre du service public,  et qui est en train de basculer, petit à petit, du côté de la concurrence, a choisi une approche doublement originale.

«Plutôt que de nous focaliser sur les dispositifs réglementaires, nous avons abordé le sujet de manière qualitative en pensant l’alternance comme un système pédagogique innovant et fondamentalement moderne, alternatif à l’éducation nationale. Et en choisissant une logique de marque», explique Chantal Farrant, directrice de la Communication et de la Stratégie de Marque.

Et qui dit marque dit communication. La campagne réalisée par BUG met en valeur les trois acteurs majeurs de l’alternance: le formateur, le tuteur et les jeunes autour du programme de formation en alternance. Baptisé + PRO, celui-ci propose une gamme de seize parcours dans 49 métiers. Plusieurs volets sont développés grâce à un kit complet de communication, destiné à l’entreprise et à l’étudiant avec notamment un livret de suivi.

Des annonces publicitaires viennent en complément. «Nous avons voulu mettre en avant la »caisse de résonance » qui existe entre le grand public, c’est-à-dire les candidats à l’alternance, et le BtoB c’est-à-dire les entreprises et collectivités locales qui recrutent. Nous avons conçu cette campagne de posture et d’engagement sur le concept de la métamorphose. D’où l’idée de mettre en scène un jeune dans un univers un peu ambivalent. On croit ainsi le voir en train de jouer derrière un écran d’ordinateur, ou tagger un mur, alors qu’en réalité il est déjà en situation d’alternance et est devenu un professionnel dans son secteur», explique Hélène Sagné, PDG de Bug.

Elle démarre ce vendredi. Destinée tout particulièrement à ces deux publics, elle sera multicanal (une première pour l’AFPA) avec du print (PQR, 20 Minutes, Le Parisien), de la plv, des cartes postales, de la radio, et Internet. Et pour la première fois elle sera fortement relayée sur les réseaux sociaux, gros prescripteurs en matière de recherche d’emploi.

«Nous voulons être très actifs sur Facebook et également sur Viadeo. Nous serons ainsi le premier organisme de formation à conclure un accord national avec ce dernier», explique Chantal Farrant.

Le canal physique est également très important, des opérations de job dating auront lieu dans toute la France. L’AFPA sera présente dans plus de 30 salons professionnels et dans des évènements comme le train pour l’Emploi, où l’agence a conçu l’habillage de la voiture destinée à l’organisme. «Nous allons faire désormais de l’alternance dating. Nous voulons devenir le Meetic de l’alternance en France», conclut C. Farrant.

Isabelle Musnik

* près de 200 000 personnes formées chaque année, CA: 1 Md Euros

La rédaction

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