28 août 2014

Temps de lecture : 4 min

31% des 6-9 ans déclarent devoir expliquer leurs devoirs à leurs parents

La rentrée approche et qui dit reprise de l’école dit retour des devoirs à la maison. Purge ou moment d’échange pour les parents ? Pour promouvoir les atouts pédagogiques de son Lecteur Leap auprès des parents largués et anxieux, l’expert français du jouet ludo-éducatif LeapFrog sort une enquête inédite. Ou quand le sondage sert de campagne marketing.

La rentrée approche et qui dit reprise de l’école dit retour des devoirs à la maison. Purge ou moment d’échange pour les parents ? Pour promouvoir les atouts pédagogiques de son Lecteur Leap auprès des parents largués et anxieux, l’expert français du jouet ludo-éducatif LeapFrog sort une enquête inédite. Ou quand le sondage sert de campagne marketing.

Chers parents, si vous paniquez déjà en pensant aux « Where is Brian », aux infinis mathématiques, aux guerres napoléoniennes, aux poèmes de Joachim du Bellay ou aux plus que parfait, sachez que non, vous n’êtes ni seuls ni indignes. Si ça peut vous rassurer, plus votre progéniture est âgée plus l’accompagnement scolaire est pénible et anxiogène. Pourquoi ? Parce que selon le dernier sondage de l’Institut des Mamans, 31% des 6-9 ans déclarent devoir expliquer leurs devoirs à leurs parents. C’est le monde à l’envers et forcément, pour LeapFrog ce résultat constitue de l’or en barre.

Les conclusions de l’étude servent tellement sa cause que l’expert du jouet ludo-éducatif n’a même pas complété sa publication par une campagne de pub. Alors que l’enseignement online et les applications digitales deviennent des alliés quotidiens pour les professeurs – une tendance à laquelle  INfluencia s’est déjà intéressée, la 21e marque de jouets française peut se targuer de disposer d’une réponse – un lecteur interactif qui éveille en amusant – à un problème concret : si les parents d’enfants de 3 à 6 ans sont à près de 80% à apprécier accompagner ces derniers dans leurs activités scolaires à la maison, chez ceux des 6-9 ans ils sont un 1/3 à considérer l’accompagnement comme une vraie corvée.

Réalisée online entre le 29 avril et le 11 mai 2014 auprès d’un échantillon représentatif de 525 parents d’enfants âgés de 3 à 9 ans et 300  de 6 à 9 ans – l’étude IDM pour LeapFrog France constitue une première : jamais auparavant les rapports des parents et des enfants aux devoirs n’avaient été mis en exergue sous une forme dite pratique. Et les conclusions sont éloquentes : 20% des parents ne s’estiment pas toujours compétents pour accompagner leur progéniture dans leurs devoirs. Conséquence, ils sont 21% à expédier ce moment, le jugeant « rapide » et craignant « des cris, du stress et pas de plaisir ». En cause ? Des devoirs pas assez funs ni didactiques pour près de 47% des parents de 6-9 ans. L’ensemble des parents interrogés pour les 3-9 ans sont même 7% à juger que le temps des devoirs est source de tensions et d’énervement, soit près d’un sur dix !

Evidemment, LeapFrog se sert des révélations de l’étude pour faire la promo de son Lecteur Leap. « Afin d’accompagner ces moments d’apprentissage, et de s’accorder des instants mêlant jeu et découverte, les jouets ludo-éducatifs proposent non pas une alternative, mais un complément idéal. 95% des enfants de 3-9 ans déclarent d’ailleurs aimer apprendre en s’amusant, et près de 82% souhaitent des outils plus ludiques et interactifs comme des livres qui parlent, posent des questions… », écrit la filiale française de LeapFrog US, cotée à la bourse de New York, dans une communication officielle.

Pour dépasser le « marketinguement correct » des communiqués de presse, INfluencia a interrogé Michiel Boonekamp, Directeur Associé de LeapFrog France.

INfluencia :  LeapFrog a t-elle commandé l’étude en anticipant les résultats afin d’en faire un produit d’appel marketing ?

Michiel Boonekamp : LeapFrog se positionne aujourd’hui en expert du marché du jouet ludo-éducatif. Cette position, entre autre rendue possible par une équipe d’experts pédagogique intégrée aux équipes de conception, plaide pour un discours de conseil. L’objectif de cette étude, dont les résultats restaient aléatoires, était de faire le point sur le rapport des parents et des enfants aux devoirs et plus largement à la découverte et à l’apprentissage. L’idée pour LeapFrog est de se poser en observateur des pratiques, et de proposer non pas une alternative – car l’apprentissage reste le terrain de jeu de l’école, mais un complément à la découverte, via le jeu.

INfluencia : Cette étude offre-t-elle un nouvel argument marketing pour diffuser le message sur l’apport de vos outils pédagogiques ?

Michiel Boonekamp : La notion d’apport pédagogique reste fortement liée aux parents. C’est l’assurance d’un contenu de qualité qui permet de faire la différence auprès de parents pas toujours à l’aise avec le support multimédia. En soi, cette cible a toujours représenté un enjeu pour LeapFrog, au même titre que les enfants. L’idée de l’étude réalisée est aussi de poser un constat : les parents sont parfois dépourvus face aux apprentissages de savoir-fondamentaux : il existe des solutions parmi lesquelles Mon Lecteur Leap, conçu pour accompagner les enfants et éviter « les mauvais gestes ».

INfluencia : L’étude touche un point sensible et rappelle que les devoirs sont aussi une épreuve pour les parents. Est-ce nouveau sur ce marché ?

Michiel Boonekamp : A date, les données rassemblées ne nous permettent pas de décrire une évolution, et donc une nouveauté dans le comportement des parents face aux devoirs. Ce qui est nouveau par contre, c’est l’évolution des attentes des enfants, qui recherchent de plus en plus de l’interactivité avec leurs jouets et avec leurs supports d’apprentissage. L’enjeu est donc de rassurer les parents en leur expliquant que ce désir d’interactivité n’est pas incompatible avec une qualité de contenu.

Benjamin Adler / @BenjaminAdlerLA

La rédaction

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