25 juin 2012

Temps de lecture : 1 min

30 jours pour sauver un Espagnol!

La peur de l’avenir stimule l’imagination: pour se vendre aux employeurs, les jeunes diplômés doivent redoubler d’efforts et de créativité, et encore plus dans les pays gravement touchés par la crise comme l’Espagne. C’est le cas de Pablo Pedrido et de son "CV-website" original en "édition limitée" qui dénonce la fuite des talents et met un léger coup de pression aux employeurs réticents à l’embauche.

Les meilleures idées nous viennent souvent lorsque l’on est au pied du mur: coup de génie lié à notre instinct de survie? Probablement. Les Espagnols, emmurés dans la crise économique actuelle en sont un excellent exemple, déjà abordé dans INfluencia avec «Huérfanos de pueblos». Cette campagne originale et ludique de la marque Aquarius était destinée à encourager le tourisme rural et l’optimisme chez la population.

Aujourd’hui, c’est un jeune créatif au chômage qui retient notre attention: puisque le talent seul ne vous sort pas d’une situation précaire, vendez-vous comme si vous vendiez une vraie marque répondant à un besoin précis de son consommateur. Et faites le comme si vous étiez cette marque extraordinaire.

C’est la philosophie adoptée par Pablo Pedrido faisant de son curriculum vitae la vitrine de sa créativité à travers un site web pour le moins surprenant, «Rescata un español» («Sauvez un Espagnol») dont la présentation est claire: «Vous avez trente jours pour me proposer un contrat, sans quoi un Espagnol de plus sera contraint de faire ses valises et de quitter le pays». Une référence à la fuite des cerveaux, de plus en plus accrue en Espagne en raison d’un chômage qui pousse les jeunes diplômés à partir pour tenter leur chance ailleurs.

   

Sur ce site en « édition limitée » pendant 30 jours, Pablo Pedrida propose, via les différentes rubriques, de découvrir ses différents travaux, son parcours, ses hobbies… tout ce que contient un vrai CV, en moins monotone! Toujours dans l’optique de se vendre comme une marque, il propose également aux employeurs de « tester la marchandise »! Il se porte volontaire pour réaliser tous types de travaux en fonction de briefs créatifs (même les plus stupides) pour convaincre d’éventuels intéressés qu’il est le bon candidat à recruter.

On lui souhaite bonne chance, il lui reste maintenant 19 jours. Amis employeurs, le compte à rebours défile…

Lucie Freulon

La rédaction

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