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Plongée dans l’âme des first supermodels virtuels


Publié le 15/01/2019

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Gaïa est la première influenceuse virtuelle française, créée le 11 décembre 2018 par la génération Z, d’une collaboration entre les 100 élèves de la Paris School of Luxury et l’Agence d’Innovation Visuelle WANDS Paris. Elle nous donne rendez-vous chaque mois pour faire le point sur l’actu effervescente des influenceuses virtuelles. Aujourd’hui, petite explication de texte pour ceux qui ne seraient pas encore au parfum, et place aux trois gynoïdes du moment : Lil Miquela, Noonoori et Shudu.

 

 

Proche des influenceurs réels, ces gynoïdes (robots à l’apparence de femmes) possiblement et majoritairement munies d’intelligence artificielles ou d’intelligences multiples, par leurs personnalités, leurs goûts, leurs valeurs ou encore leurs combats parviennent à engager leur communauté sur les réseaux sociaux. Venant du monde entier (cf. carte du monde des influenceurs virtuels) ils partagent avec leurs abonnés, comme les célébrités, des selfies, leurs activités quotidiennes, leurs voyages et mettent en scène leurs sorties. La seule différence avec Chiara Ferragni ou encore Sananas est qu’ils ne sont pas faits de chair et d’os mais nés de l’imagination d’un groupe de développeurs, de start-up ou encore de photographes comme le top model Shudu crée par Cameron-James Wilson, un photographe anglais. En 2016, Lightning, célèbre personnage du jeu vidéo Final Fantasy, endossait le rôle d’égérie de la campagne de Louis Vuitton « Series 4 ». La chanteuse virtuelle japonaise Hatsune Miku, donnait quant à elle un concert en hologramme à Paris.

 

 

 

Quels avantages y a-t-il à collaborer avec un influenceur virtuel plutôt qu’un réel ?

 

 

 

 

 

Les marques ont tout intérêt à se rapprocher de ces influenceurs d’un nouveau genre et de s’emparer de ce pouvoir de persuasion afin de communiquer sur leurs produits et/ ou services. Les avantages ?

Adaptés aux médias du moment : les réseaux sociaux. Qui mieux qu’un être virtuel pour parler sur des canaux virtuels ?

- Engagés et engageants : virtuels mais vecteurs d’émotions, elles, bien réelles, ils, peuvent devenir le visage d’une marque ou d’une cause

- Prévisibles : pas de soucis d’images, de ragot, de polémiques …

- Modulables : ces avatars sont pour les enseignes une assurance puisqu’ils peuvent s’adapter à l’ADN de la marque.

- Pluriels, ils sont aussi polyglottes et peuvent être présents dans divers pays à la fois, et cela sans même monter dans un avion.

- Symboles d’une nouvelle vérité, car oui, ils assument être virtuels et cela crée une proximité avec leur premier public, la Génération Z.

 

 

Lil Miquela 19 et déjà sa marque de prêt à porter

 

 

 

 

- La plus célèbre d’entre eux s’appelle Miquela Sousa, plus connue sous le nom de Lil Miquela, Elle compte plus de 1,5 millions de followers sur Instagram et a été créée en avril 2016 par une start-up basée à L.A nommée « Brud ». Derrière cette jeune femme se cachent Trevor McFedries et Sara Decou ses créateurs ainsi qu’une petite équipe d’artistes, d’ingénieurs, de roboticiens et de militants convaincus que la technologie peut aider à créer un monde plus empathique et un avenir plus tolérant.

- Elle a particulièrement attiré l'attention en raison de controverses sur le fait qu'elle soit ou non une personne réelle ou une simulation virtuelle. Ce n’est qu’après avoir été piratée en avril 2018 par Bermuda, une autre influenceuse virtuelle qui l'a dans le collimateur que Miquela a été obligée de révéler sa vraie nature : elle est un robot. Déjà en 2017, elle tentait de pirater son compte Spotify pour effacer toutes ses chansons. Suite à cette attaque, la jeune femme avoue être en réalité virtuelle.

- Cette jeune mannequin de 19 ans en plus de posséder sa propre marque de vêtements, une collection de bijoux, 4 singles disponibles sur Spotify, ou encore être apparue en couverture du New York Times Magazine en février 2018, elle touche par son caractère très engagé. En effet, elle n’a pas caché son soutien pour diverses causes telles que Black Lives Matter, le féminisme, la défense des musulmans, des personnes transgenres. Parmi ses passions ; la mode tout particulièrement pour des marques « street style » telles que Supreme, Vetements et Prada.. Elle a d’ailleurs, au cours de la dernière fashion week, pris des commandes du compte Instagram de Prada lors du défilé automne-hiver 2018/2019, et est devenue en février l'égérie de la maquilleuse Pat McGrath, après Naomi Campbell, Slick Woods ou encore Hailey Baldwin.

 

 

Noonoouri mignonne, curieuse, couture

 

 

 

On la croirait tout droit sortie d’un manga, Noonoouri se décrit sur son compte Instagram sophistiqué comme « Mignonne. Curieuse. Couture ». Son créateur décrit cette jeune Parisienne comme un élément de « haute couture digitale ». Du haut de ses 1,50m et âgée de seulement 19 ans, elle compte déjà plus de 204k sur son compte Instagram. Créée en février 2018 par le directeur artistique de l’agence de design et de branding Opium Effect, Joerg Zuber, elle partage avec ses abonnés sa passion pour la mode, la beauté, les voyages, la culture ou encore l’art. Malgré sa création très récente, les marques, témoins de son influence, se l’arrachent. Parmi ses nombreuses collaborations on trouve Dior, Buccellati, Versace, Saint Laurent, mais aussi Riccardo Tisci, Nike ou Supreme.

Elle prenait, le 25 mai, le contrôle du compte Instagram de Dior lors de la Cruise Collection, qui s’est déroulée dans les écuries du château de Chantilly. Elle a raconté l'événement depuis son arrivée à l'hôtel ainsi que sa préparation pour le spectacle. Elle a eu l'occasion de rencontrer les invités et de prendre des photos avec eux. Elle a aussi amené ses abonnés jusque dans les coulisses, a échangé avec Stephen Jones, créateur des chapeaux de la collection. Noonoouri a également été photographiée avec Maria Grazia Chiuri, directrice de la création de Dior.

 

 

Shudu la plus réaliste

 

 

Elle aspire à collaborer avec des designers en herbe issus d’économies émergentes et de pays sous représentés. Shudu compte aujourd’hui 153k followers sur son compte Instagram aux 40 publications. Avec sa silhouette élancée, sa peau impeccable et sa beauté époustouflante, ce jeune top modèle d’origine africaine entièrement numérique a été créée en avril 2017 par le photographe de mode Cameron-James Wilson. Inspirée par des supermodels noirs tels que Naomi Campbell, Iman ou Lupita Nyong'o, mais aussi par la poupée Barbie sud-africaine, son but est de dénoncer le manque de diversité dans le monde du mannequinat.

- La particularité première de cette jeune femme de 20 ans qui se revendique « First Digital Supermodel » est que contrairement à Noonoouri dont on remarque instantanément le caractère virtuel, elle est plus que réaliste. Passionnée de mode, elle a travaillé avec de nombreuses marques telles que Dior, Balmain ou encore Fenty Beauty la marque de cosmétiques créée par Rihanna.

 

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