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La presse se met au vert pour répondre aux envies d'ailleurs des lecteurs


Publié le 29/06/2020

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Les municipales l’ont de nouveau montré : fatigués des bouchons, de la pollution et du stress, les habitants des grandes agglomérations sont de plus en plus écolo. La presse accompagne, et aide les plus hardis à franchir le périph’, en quête d’une nouvelle vie.

 

Le confinement a aiguisé l’envie des citadins de quitter les grandes villes pour se mettre au vert, en quête d’un cadre de vie plus agréable, d’un meilleur environnement et d’un mode de vie plus durable. Les agents immobiliers ont vu augmenter les sollicitations de citadins de plus en plus écolo, non plus à la recherche d’une résidence secondaire mais d’un lieu de vie principal couplé à des perspectives de télétravail. Effet de mode, simple phase de décompensation ou conviction profonde que le bonheur est dans le pré ? L’avenir le dira immanquablement. Si la presse régionale reflète nativement les modes de vie des néo-urbains (Lire l’interview sur le monsieur Jourdain de la géolocalisation dans La Quotidienne), la presse magazine surfe aussi sur cette envie de changement d’air, de renouveau ou de construction d’un monde meilleur. En espérant séduire ou convaincre ceux qui veulent expérimenter l’adage Local is the new Cool (lire aussi 366 : de la distance à la defiance. De la defiance à la radicalité)…

 

 

Reworld Media a lancé, vendredi 26 juin, un trimestriel Bien à la campagne

 

Ce trimestriel  s’adresse aux néo-ruraux déjà installés et à ceux qui rêvent de franchir le pas. « C’est un magazine que nous avions en tête depuis environ six mois car le retour à la campagne correspond à une tendance de fond, que le confinement n’a fait que conforter. Il ne s’agissait pas de faire un guide pour aider les gens à s’installer mais de proposer un magazine d’art de vivre avec des témoignages de gens qui ont changé de vie, des informations pratiques et des sources d’inspirations », explique son rédacteur en chef Nicolas Aguirre. Le magazine (qui vise des ventes de 60 000 exemplaires) sera prochainement complété par un site internet et des podcasts réalisés en interne, autour de témoignages d’urbains qui ont franchi le pas, de maraîchers qui proposent des circuits courts, de spécialistes du jardin qui partagent leurs astuces…

 

 

Une révolution professionnelle et privée

 

Dans son numéro du 21 mai, Le Point proposait une couverture tout à fait bucolique et titrait « Le boulot sans métro ». Le dossier décryptait les évolutions de la vie professionnelles, à grand renfort de témoignages de cadres qui avaient pris la clé des champs pour s’adonner au télétravail ou devenir consultants. Rebelotte dans son numéro Immobilier du 11 juin, qui ne se demandait plus où dénicher les bonnes affaires, mais « Où habiter », avec un appel de UNE assez inhabituel autour d’un « classement des villes où il fait bon télétravailler ». Parmi les 70 villes « les mieux préparées à cette révolution professionnelle et privée », les adeptes des grandes métropoles feront leurs bagages pour Lille et ceux qui leur préfèrent les villes moyennes se dirigeront vers La Rochelle. L’Express a aussi consacré plusieurs numéros de son hors-série L’Express Réussir à cette tendance, avec des propositions pour « Quitter Paris » (à la rentrée 2018) puis « Changer de région » (rentrée 2019).

 

 

Des urbains pas toujours bienvenus sur place

 

L’exode urbain des citadins ne pouvait échapper à We Demain qui a listé les grandes tendances post Covid-19 dans son numéro paru le 28 mai (NDLR, «Que restera-t-il des tendances confinées dans nos sociétés? » Article à lire dans INfluencia, La Quotidienne). Pas de quoi s’emballer néanmoins, souligne la revue. Si la plateforme « Des bras pour ton assiette » ou les projets de retour à la terre se multiplient chez des urbains, la cohabitation entre la ville et la campagne n’est pas toujours idyllique. Pas toujours les bienvenus sur place, les urbains attendent aussi une nature parfaitement maîtrisée, sans bruit ni odeurs de la campagne… La cohabitation révèle souvent de vraies fractures qui se règlent au tribunal. A l’Ile d’Oléron, le célèbre Coq Maurice, devenu (malgré lui) symbole des traditions rurales face à la rurbanisation, ne peut plus en témoigner. Il a définitivement cessé de chanter ce 18 juin…

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