AccueilCASE STUDYL'ORÉAL FAIT SON GOODING OUT : INTERVIEW D'ALEXANDRA PALT ET CAMPAGNE DE BETC

L'ORÉAL fait son gooding out : Interview d'Alexandra Palt et campagne de BETC


Publié le 13/09/2020

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Juriste de formation et spécialiste des droits de l’homme, Alexandra Palt débute sa carrière dans un cabinet d’avocats avant de collaborer avec Amnesty International. C’est en 2012 qu’elle rejoint L’Oréal en tant que Directrice du Développement durable du groupe. En 2017, elle y devient Directrice Générale de la Responsabilité sociétale et environnementale de l'Oréal. Cette engagée livre à INfluencia les tenants et las aboutissants du Manifesto lancé ces jours-ci (avec BETC Corporate), afin que le public sache que la société est sur les starting-blocks sur les sujets de l'engagement.

 

 

 

INfluencia : pouvez-vous nous en dire plus sur la stratégie de cette campagne si différente du ton L'Oréal?

 

 

Alexandra Palt : Il y a deux convictions à l’origine de cette campagne, mettre les collaborateurs de L’Oréal au cœur de la prise de parole car ce sont eux qui portent au quotidien les engagements du Groupe, et c’est donc aussi à eux que s’adresse cette campagne. Pour nous il était essentiel d’en faire les ambassadeurs du programme de développement durable du Groupe L’Oréal, de valoriser leurs efforts et leurs engagements. Et enfin, cela nous permet de parler concrètement des métiers et des produits de L’Oréal, car c’est ça qui intéresse les gens aujourd'hui.

 

 

IN. : pourquoi maintenant alors que votre engagement, dites-vous, est ancien?

 

A.P. : il fallait montrer le chemin parcouru, autant que l’ambition à venir. Les gens ne demandent pas aux entreprises d’être parfaites, mais d’agir. La campagne met autant l’accent sur les résultats du précédent programme que sur les nouveaux objectifs de L’Oréal pour 2030, « L’Oréal pour le Futur », et ses grands piliers : climat, eau, biodiversité, ressources et inclusion sociale.

 

 

IN. le public ne pense pas forcément que L’Oréal est une marque engagée. En êtes-vous conscient?

 

A.P. : c'est vrai, si les experts le savent, et année après année, reconnaissent nos avancées, -le Groupe est engagé depuis longtemps en faveur du développement durable, des engagements qui s’appliquent à l’ensemble de nos marques et de nos métiers-, ce n’est pas forcément le cas du grand public. Dans un contexte où les enjeux sont de plus en plus pressants et très importants pour nos consommateurs, il est temps de le faire savoir : c’est l’objectif de cette campagne.

 

 

IN : le fameux "Parce que je le vaux bien" étendard qui  joue sur un flou balancier entre «sophistication (cf, les égéries qui incarnent la marque) et libération des femmes n'appelait pas au naturel, où à la quête de sens.  Aujourd'hui soudain, des femmes normales viennent nous expliquer leurs avancées...

 

A.P. : je ne partage pas votre analyse. Ce slogan « Parce que je le vaux bien », lancé dans les années 1970, était à l’époque – et l’est encore aujourd’hui - un message extrêmement fort d’émancipation pour les femmes. Il a remporté leur adhésion par milliers à travers le monde car il leur donnait le pouvoir et le droit de prendre soin d’elles, pour elles.

 

 

IN : vous dites que votre travail sur l'engagement en tant qu'acteur de la beauté a démarré en 2009. Pourquoi ne l'avez-vous pas dit haut et fort, avant que tous les marchés ne se ruent pour le clamer à leur tour? 

 

A.P. : nous avons choisi d’agir avant de communiquer, sauf auprès de nos collaborateurs, et auprès des experts et ONG, avec qui nous avons beaucoup travaillé pour poser et co-construire les bases de notre transformation durable. Aujourd’hui, nous avons des résultats chiffrés et audités par des tiers qui montrent le sérieux de notre première génération d’engagements en matière de développement durable. Nous pensons aussi que communiquer plus et mieux sur ces sujets peut créer un effet d’entraînement parmi les entreprises, engager nos consommateurs, nos fournisseurs…Les enjeux sont tels aujourd’hui que la mobilisation de tous est indispensable.

 

 

IN : vous avez une foultitude de marques dans votre portefeuille, est-il possible d'avancer sur toutes vos références ? Quels types de produits avez-vous privilégié ?

 

A.P. : selon les types de produits, les enjeux environnementaux ne sont pas toujours les mêmes : les shampoings posent la question de la consommation d’eau à l’usage, d’autres produits, comme le maquillage par exemple, posent davantage la question du packaging. En 2013, nous nous sommes engagés à améliorer le profil environnemental ou social de 100 % de nos nouveaux produits, toutes catégories et marques confondues, partout dans le monde. 85 % des produits lancés en 2019 présentaient un profil environnemental amélioré. Nous espérons atteindre environ 95 % à la fin de cette année. Nous voulons nous améliorer partout.

 

 

IN. : comment se manifeste votre engagement au sein même de votre société ?

 

A.P. : nous avons totalement réinventé notre façon d’exercer notre métier, qu’il s’agisse de la conception des produits, leur distribution, leur production ou encore le sourcing de nos ingrédients. Aujourd’hui, chez L’Oréal, le développement durable, c’est l’affaire de tous. C’est aussi un élément clé de mesure et d’évaluation de la performance de nos collaborateurs et de nos dirigeants. Nous sommes aussi exigeants en matière de performance environnementale, sociale ou sociétale qu’en termes de résultat économique et financier.

 

 

IN. : combien de temps faudra-t-il pour être totalement "propre", 2030 sera atteignable ?

 

A.P. : nous venons d’annoncer une série d’engagements à horizon 2030 dans le cadre de notre nouveau programme de développement durable, « L’Oréal pour le Futur ». Vous savez, aujourd’hui, l’urgence environnementale fait que nous devons être ambitieux. Nous sommes déterminés et avons la conviction que nous allons y parvenir. C’est cette même philosophie qui nous guidait en 2013. Et c’est grâce à cela, qu’aujourd’hui, nous avons même dépassé certains de nos objectifs à fin 2020, comme la réduction des émissions de CO2 de nos usines et centrales de distribution (-78% par rapport à 2005, alors que notre objectif initial était de -60%).

 

 

IN. : il s'agit-là de votre première campagne d'information sur ces sujets. L'avez-vous prétestée ?

 

A.P. : oui, nous avons organisé plusieurs pré-tests, car c’est la première fois que le Groupe communique sur des sujets de développement durable, certains sont assez techniques, nous avons voulu être évidemment précis, tout en étant compris par le grand public. Les pré-test nous ont permis d’ajuster certains messages en ce sens.

 


 

Un engagement pris en 2009

 

Le Groupe L’Oréal est engagé depuis longtemps en faveur du développement durable.  Dès 2009, l’entreprise initiait une politique de réduction de l’empreinte environnementale de son activité industrielle. En 2013, L’Oréal s’engageait dans un premier plan ambitieux de développement durable arrivant à échéance fin 2020. Aujourd’hui, l’accélération des défis planétaires incite à une action plus radicale. Le Groupe L’Oréal a ainsi dévoilé en juin dernier son programme « L’Oréal for the Future » qui formalise des objectifs environnementaux et sociaux chiffrés ambitieux pour 2030 avec 2 piliers :  - Transformer son modèle économique sur toute sa chaîne de valeur pour inscrire l’ensemble de ses activités dans les « limites planétaires » , c’est-à-dire les limites de ce que la planète peut supporter,  - Apporter la contribution du Groupe aux enjeux environnementaux et sociaux les plus urgents. Ces engagements sont aujourd’hui relayés par une campagne de communication développée avec l’agence BETC Corporate qui met en avant les collaborateurs de L’Oréal, qui sont au cœur des engagements du groupe, qui les portent au quotidien, chacun dans son pays et sa spécialité, et en sont donc les premiers ambassadeurs.    La série de visuels et de vidéos porte sur les 5 principaux domaines d’engagement du groupe : climat, biodiversité, eau, ressources et inclusion sociale.

 

 

Afin de regardez les films Mathilde, RAchel, Cindy cliquez ici, ici, ici.

 

Par là les visuels aux codes visuels empruntés à ceux de la presse féminine haut de gamme

 

 

 

 

 


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