AccueilPAROLES DE PLANNING« NOUS SOMMES PROBABLEMENT PLUS PROCHE DU DéBUT QUE DE LA FIN »

« Nous sommes probablement plus proche du début que de la fin »


Publié le 27/04/2020

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Face à la crise que nous vivons actuellement, les planneurs s’interrogent plus que jamais sur ce que notre monde va devenir et sur la façon dont nous allons nous battre. Parce que les réflexions sont multiples et nécessaires, nous interrogeons chaque semaine l'un des 18 directeurs de planning membres fondateurs du Collectif du Planning Stratégique sur le sujet Covid-19.

 

 

Quel impact du Covid-19 imaginez-vous sur les stratégies à venir des marques ? Pour le planning stratégique comme pour les autres métiers de l’agence, quels bouleversements doit-on attendre, et les connaît-on déjà ? L’après Covid-19, à l’échelle de la société, ce sera quoi ? : Trois questions auxquelles des directeurs de planning répondront chaque mardi pour le Collectif du Planning Stratégique.

 

Cette semaine, la parole à Nicolas Levy, Managing Partner & CSO de Marcel

 

IN : quel impact du Covid19 imaginez-vous sur les stratégies à venir des marques ?

 

Nicolas Levy : pour être honnête, je n’ai absolument aucune certitude à ce stade. Souvent dans la communication, et en particulier au planning stratégique, nous parvenons à faire le lien entre des faits de société et des futures tendances de consommation, mais personnellement je me sens un peu dépassé quand le fait de société en question est une catastrophe sanitaire qui fait chaque jour des milliers de morts dans le monde et dont nous sommes probablement plus proche du début que de la fin.

 

Pour autant, nous devons absolument accompagner nos clients dans cette épreuve, ce n’est pas juste une question de business : c’est juste la bonne chose à faire. Alors on navigue à vue, on essaie de les conseiller avec bon sens, générosité et humanité, mais il est inutile d’essayer de calculer quoi que ce soit. D’une part je trouve d’un opportunisme insupportable de vouloir tirer parti de cette crise, et d’autre part nous n’avons absolument pas le recul nécessaire pour y parvenir.

 

Les réseaux sociaux nous ont habitué à l’hyper réaction, à nous forger des avis rapidement sur tout, mais, cette fois-ci, nous avons plus à perdre à nous précipiter.Il n’y a pas de solution miracle prête à l’emploi pour les agences : dans les mois et années qui viennent nous allons tous devoir réapprendre à faire notre métier en prenant en compte les bouleversements psychosociaux que des vrais spécialistes vont aider à révéler au fur et à mesure. 

 

IN : pour le planning stratégique comme pour les autres métiers de l'agence, quel bouleversement doit-on attendre, et le connaît-on vraiment ?

 

N.L. : le planning c’est le pied qu’une agence doit absolument garder dans le monde réel. Je crois que celui-ci s’apprête à changer mais que cela ne sera pas non plus caricatural et si évident que cela à déceler au premier abord. Il va falloir prendre du recul et être à l’écoute des signaux faibles.Le planning sera en première ligne, comme il l’est à chaque mutation profonde de ce métier. Mais, il faudra aussi se méfier des faux prophètes : ce qui dès la reprise de la vie de tous les jours auront déjà tout analysé et tout compris.N.L. : 

 


IN : l'après Covid19, à l'échelle de la société, ce sera quoi ?

 

N.L. : plutôt qu’une prédiction, car comme je le disais je n’ai aucune certitude, je préfère formuler un souhait : la fin d’une ère d’insouciance qui, en se mutant progressivement en négligence, aura, au final, fait plus de mal que de bien. Puis le recentrage collectif sur « ce qui compte vraiment » comme on écrit parfois un peu facilement dans les briefs. 

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