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Publié le 11/11/2014

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Comment convertir des acheteurs de fourrure en défenseurs des animaux ? En allant sur leur terrain pour mieux les ferrer… et avec malice grâce à un tour de passe-passe digital. C’est le pari du nouvel opus de la campagne "Fini la Fourrure", menée par la SPCA de Montréal, en partenariat avec l’Association pour la protection des animaux à fourrure et les cosmétiques Lush.

 

 

Plutôt aisé, pour une ONG ou une association caritative d’impliquer les personnes qui leur sont naturellement acquises, mais nettement plus compliqué de convaincre les autres qui pourraient être pourtant concernées par la cause qu’elles défendent. The Montreal SPCA semble néanmoins avoir trouvé une excellente parade grâce au nouvel opus de Fini la fourrure qui n’est autre qu’une incitation très astucieuse à la (ré)action.

 

En effet, il fait mauvais être à poil au Canada, et pas seulement pour cause d’hivers vigoureux. Car chaque année, plus de 3 millions d’animaux y sont tués pour leur fourrure, dont 85 % sont des visons et des renards élevés sur des fermes à fourrure. De plus, « les animaux élevés sur des fermes à fourrure passent la totalité de leur vie confinés dans des cages dénudées au fond grillagé et sont forcés de vivre et de mourir dans des conditions qui ne répondent pas à leur besoins comportementaux et physiologiques de base, et ce, uniquement afin de produire des articles de luxe qui ne sont aucunement nécessaires », détaille Adrian Nelson, directeur des communications de l’Association pour la protection des animaux à fourrure et partenaire de la campagne.

 

 

Marcher sur les plates-bandes de la filière de la fourrure pour détourner ses clients

 

Alors baptisée  #Makefurhistory et réalisée par Republik, cette nouvelle campagne interactive et internationale vient en effet batailler sur le terrain des industriels de la fourrure, en s’adressant directement à leurs clients, grâce à un habile tour de passe-passe digital. Tout le dispositif s’articule autour d’annonces diffusées sur Internet, les réseaux sociaux et dans plusieurs universités canadiennes pour faire la promotion de furdiscounts.com, un site e-commerce qui promet rabais et bons plans pour s’offrir manteaux et accessoires en fourrure. Sauf que ce dernier n’est qu’un leurre, car sitôt connecté le visiteur est automatiquement redirigé vers le site officiel de la campagne makefurhistory.com. Permettant ainsi à l’association d’entrer en contact avec toute une nouvelle fange de personnes pour les alerter sur les mauvaises pratiques de la filière via un documentaire (voir ci-dessous) et leur proposer de s’engager très concrètement. Avec au choix de nombreuses idées comme envoyer une lettre aux détaillants pour qu’ils ne vendent plus de tels articles ou une requête au ministre fédéral de l’Agriculture pour qu’il interdise les élevages d’animaux sauvages. Ou bien encore se débarrasser de sa fourrure au profit d’un centre de réadaptation pour animaux sauvages, partager le site avec des amis ou télécharger des photos inspirantes sur les réseaux sociaux en utilisant le mot-clic #makefurhistory...

 

 

L’union fait la force

 

Mais pour mener à bien leur mission, The Montreal SPCA et l’APFA ne sont pas seuls. Lush, entreprise de cosmétiques et opposante de longue date à la cruauté dont les animaux font l’objet, est à leurs côtés. Et de manière très engagée, car elle relaie l’opération dans ses 200 magasins en Amérique du Nord, en proposant à ses consommateurs d’acheter le « Pot de bienfaisance » qui finance la campagne. Ou en offrant un produit contre un vêtement en fourrure déposé dans l’un de ses magasins. Objectifs : « éduquer ses consommateurs et leur donner le pouvoir d’agir en prenant position contre la fourrure ».

 

 

Du digital et de l’événementiel

 

En même temps que le lancement de cette campagne de recrutement audacieuse, The Montreal SPCA a aussi fait l’événement le 6 novembre. En effet, l'association a monté avec Elle Quebec « Bêtes du monde », une soirée au théâtre Corona où elle a invité tous les amoureux des animaux à se mettre sur leur 31 et à soutenir son action via l’achat de leur billet pour collecter 100 000 $. Animée par Maripier Morin, vedette TV et grande amie des animaux, celle-ci était placée sous le signe du divertissement allant de la vente aux enchères (billets de matchs sportifs, week-end dans un hôtel, tableau de Tom Hopkins…) jusqu’à un défilé de mode très particulier. Puisque les collections des couturiers montréalais (Yves Jean Lacasse (Envers), Eve Gravel, Christian Chenail (Muse), Mylene B et Valerie Dumaine), ont été présentées par des mannequins accompagnées de chiens très chics. Une façon fort à propos et très élégante de revisiter « La belle et la bête ».

 

Florence Berthier

 


 


 

 

#makefurhistory

 

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