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Marques de demain : faire son mea culpa aujourd’hui


Publié le 03/02/2020

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Soyons clair, toutes les marques sont en train de revoir leur modèle en essayant d’être davantage éco-responsables. Mais font-elles le pas crucial d’admettre publiquement cette remise en question ? Faut-il faire son mea culpa, montrer ses limites pour mieux avancer avec ses consommateurs ? 

 

La nouvelle étude « 50 expériences inspirantes pour aller vers l’éco-responsabilité » d’Urban Sublime montre à quel point il est important de faire preuve de transparence et surtout de cohérence dans le processus d’éco-responsabilité. L’une des étapes cruciales consiste à admettre de ne pas être parfait mais de montrer une volonté claire de faire moins pire. Si l’on a beaucoup parlé de la campagne Fly Responsibly de KLM, les initiatives françaises ne sont pas en reste. 

 

 

Savoir poser un constat clair 

 

Chez Balzac Paris, on ne tourne pas autour du pot, on admet la contradiction de travailler pour la mode – soit la deuxième industrie la plus polluante du monde – tout en essayant de préserver l’environnement. 

 


 

 

Le site très bien explicité montre les faiblesses de certaines utilisations comme le coton – qui concentre 25% des pesticides mondiaux pour sa culture. Mais il montre aussi les avancées, les nouvelles opportunités éco-responsables comme le Tencel, l’EcoVero, le polyester recyclé, les engagements de la marque à ne plus utiliser de viscose conventionnelle. 

 



 

 

Sont passés en revue : l’écologie, la durabilité des produits, le recyclage, la fabrication locale avec toujours cette volonté de montrer les limites de l’entreprise mais aussi les avancées. L’équipe explique comme ce travail éco-responsable incite à revoir tout leur mode de fonctionnement : « Le fait d'être toujours plus responsable dans notre travail a des répercussions positives sur nos comportements. Au bureau, nous trions nos déchets et nous cherchons des solutions pour les limiter. Ainsi, finis les emballages plastique et autres boites pour des repas « take away ». Nous avons mis en place un système de déjeuners fait maison : chaque jour, l'une d'entre nous fait à manger pour le groupe. Elle prépare un plat pour 5 personnes. Le lendemain c'est au tour d'une autre... Et ainsi de suite. C'est convivial, sain et il n'y a plus de cartons gras dans nos poubelles ! », raconte la styliste. 

 

 

 


Une section « questions » répond aux interrogations précises de consommateurs et une boite email - très réactive - permet d’échanger avec l’entreprise. Enfin, la marque renvoie aussi à la responsabilité des consommateurs « car si 60% de la pollution liée à la mode est inséparable de la production, 40% est issue des clients ». Elle donne des astuces pour pouvoir prolonger la vie des vêtements. 

 


Loom : ce qu’il reste à faire

 

Du côté de la marque de vêtements pour hommes Loom, on évoque les limites auxquelles fait face l’entreprise en terme d’éco-responsabilité. Problème de traçabilité des matières, de la production (qui sont les petites mains qui récoltent les matières ?), problèmes de prix liés au coton biologique, l’impact réel du coton recyclé, la toxicité des produits, la livraison, l’empreinte carbone des serveurs informatiques, le bien-être social et animal : la liste des sujets abordés en toute transparence est impressionnante. 

 


 


Tout est expliqué au client dans ses moindres détails afin que celui soit autant informé que l’entreprise. Cette transparence a deux vertus : en montrant que la marque est consciente du travail qui lui reste à faire, elle partage son souci réel des enjeux environnementaux et créé de la connivence avec son client qu’elle respecte au point de l’informer dans les moindres détails. De plus, l’entreprise s'inscrit dans une dynamique, elle incarne une marque dont les processus sont en perpétuels mouvements vers le mieux. Le consommateur sait qu’en achetant chez Loom, il fait un effort efficace pour la planète puisqu’il sait que la marque améliore constamment ses objectifs.

 

Désormais, on aimerait voir autant de transparence dans tous les secteurs d’activités, notamment pour tous les biens de consommation, la cosmétique et l’alimentaire. Savoir admettre que l’on a utilisé trop de plastique, trop de substances chimiques pendant ces cinquante dernières années dans ses produits et montrer comment on décide de changer et de s’améliorer : beaucoup de marques sont désormais face au mur des consommateurs en quête d’exigence. La bonne nouvelle ? Inclure ses consommateurs dans sa démarche ne peut être que positif, car tout le monde sait que le but n’est pas de devenir parfait mais bien de faire moins pire, ensemble.  

 


D’autres marques ont d’excellentes initiatives ! Découvrez les meilleurs exemples des marques engagées dans l’étude « 50 expériences inspirantes pour aller vers l’éco-responsabilité » 

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