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Le conte du pyjama connecté


Publié le 25/08/2014

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L’innovation technologique accélérée nous a déjà fait entrer dans l’époque des objets connectés et le rapport du Commissariat général à la stratégie et à la prospective consacré à Internet estime ainsi, que d’ici 2020, 50 milliards d’objets « intelligents » connectés pourraient voir le jour. Décryptage par la PQR 66 dans son dernier rapport "Françaises, Français", baptisé (R)évolutions.

 

 

Nous sommes subrepticement en train de passer d’une société d’individus connectés à une société d’objets connectés. Chaque accessoire de la vie quotidienne sera bientôt raccordé au Net. Avec au centre de cette vie numérique, le smartphone, qui constituera le lien intelligent entre les objets connectés et le nuage informatique et sera le véritable hub de ce nouvel écosystème. Un smartphone qui reçoit déjà en moyenne près de 150 « checks » par jour.

 

La technologie est là et les innovations foisonnent. Chaque jour, partout sur la planète, start-ups, créateurs et inventeurs développent de nouveaux objets connectés. Vous êtes en panne d’inspiration le soir pour raconter des histoires à vos enfants ? Adoptez le smart PJs ! En flashant les ronds multicolores qui ornent le tissu de ces beaux pyjamas, de jolis contes pour enfants se téléchargent instantanément sur votre smartphone. Vous avez quelques problèmes de surpoids ? Pensez alors à vous munir d’une fourchette électronique. Invention française, créée par un jeune girondin, elle analyse, connectée via Bluetooth au Smartphone ou à l’ordinateur, la manière dont vous mangez (la durée du repas, le nombre de coups de fourchette et leur intervalle) et se met à vibrer si vous avalez trop vite, chacun sachant que manger lentement est un moyen de lutter contre le surpoids.

 

En matière d’objets connectés, la créativité est sans limite. Nestlé vient par exemple d’inventer le soutien-gorge connecté, le tweeting bra : à chaque fois que vous le décrochez, il poste sur le réseau social un message rappelant aux femmes l’importance du dépistage pour prévenir les cancers du sein.

 

 

Quantify myself !

 

Bardé de capteurs et de wearable computing  (informatique vestimentaire), pour mesurer mon pouls, mon rythme de sommeil, mes pas, mes calories..., je peux désormais monitorer ma propre santé. L’entrée dans la digital Heath a commencé. Les bracelets Fitbits comptent les calories que vous consommez et vous indiquent le nombre restant pour atteindre votre objectif quotidien. Le pilulier Adhretech avertit le patient mais aussi son médecin si les comprimés du traitement sont oubliés ou ne sont pas pris à l’heure. Les fibres des vêtements de la société OMSignal intègrent de nombreux capteurs permettant de mesurer plusieurs paramètres: pouls, respiration, humidité et température de la peau, humidité et température extérieures, nombre de pas effectués et activité physique.

 

Nous voilà au cœur du Quantify myself ! L’idée est simple : la connaissance numérique en continu de vos données personnelles et de votre style de vie est un moyen de mener une existence plus saine et donc plus longue. Vous étudiez vos courbes, vous regardez vos chiffres et vous savez ce qu’il vous reste à faire pour votre santé : monter par l’escalier et non par l’ascenseur, descendre du métro une station avant destination ou vous garer plus loin que prévu pour faire le bon nombre de pas. L’application Runkeeper, qui vous donne par audio en temps réel la distance parcourue et les calories brûlées pendant votre jogging, a déjà été téléchargée plus de 7 millions de fois dans le monde. Avec les wereables devices et le monitoring personnel, l’individu s’institue en objet communicant, avec lui-même bien sûr, mais aussi avec les autres, son médecin par exemple à qui il peut transmettre ses données, ou ses amis au sein du gaming compétitif (qui a brûlé le plus de calories aujourd’hui ?) qui nourrit aujourd’hui les interactions sociales…

 

L'irruption d'objets communicants en grand nombre va rendre plus « intelligents » un certain nombre d'équipements et produire une nouvelle masse de données issues des capteurs de toute sorte présents dans ces objets. Le fameux big data. A chacun, ensuite, de décider de partager, ou pas, cette infinité de données… et aux annonceurs de déployer les objets pouvant générer un feed-back de la part de leurs consommateurs.

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