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Les Big Datas prédisent l’avenir de la mode


Publié le 28/10/2019

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Nextrends analyse chaque jour des millions de données pour détecter les tendances qui vont rencontrer le plus grand succès dans les semaines à venir. Miroir, mon beau miroir…

 

 

Les marques d’habillement aimeraient bien avoir des boules de cristal pour prévoir l’avenir. Pour les aider à mieux comprendre les tendances qui vont rencontrer un vif succès dans les prochaines semaines ou les mois à venir, Nextrends ne se sert pas du marc de café ou des cartes de Tarot mais des data sciences. Leur outil capte et analyse chaque jour des millions de données pour prédire les prochaines tendances dans les secteurs de la mode, du luxe et de la beauté.

 

 

La « fashion » est une « science » inexacte.

 

Dans le passé, les grandes griffes marquaient un rythme qui était suivi par la plupart de leurs rivaux. Les créateurs imaginaient les tendances qui allaient être adoptées par le commun des mortels. Victime de la mode, tel était notre nom de code… L’apparition de la « Fast fashion » et l’arrivée des influenceurs ont bouleversé ce bel équilibre.

 

 

Zara et ses 24 cillections annuelles

 

Aujourd’hui, une enseigne comme Zara propose vingt-quatre collections par an dans ses boutiques. Oui, vous avez bien lu. L’empire espagnol de la fringue stylée et bon marché renouvelle ses rayons toutes les… deux semaines. Ces distributeurs ont transformé les consommateurs en de véritables boulimiques de la sape. La production de vêtements a doublé entre 2000 et 2014 et le nombre de pièces achetées par chaque consommateur a bondi de 60% en quinze ans, d’après une étude du cabinet de conseil McKinsey. Selon l’Agence européenne pour l’environnement (EEA), la quantité de vêtements vendus dans l’Union européenne (UE) a augmenté de 40% entre 1996 et 2012. En 2015, les Européens ont acquis 6,4 millions de tonnes de nouveaux habits et chaussures, selon une étude du Parlement européen. A l’échelle mondiale, la tendance est la même : 100 milliards de vêtements ont été consommés dans le monde en 2014, selon Greenpeace. Cette frénésie de consommation s’est accélérée dans les années 2000. Un européen achètent ainsi en moyenne douze kilos de vêtements par an. Les Français sont un peu plus raisonnables avec neuf kilos.

 

 

La boulimie qui impacte la planète...

 

Cette soif inextenguible a un impact désastreux sur notre planète. Le textile est en effet la cinquième industrie la plus polluante au monde.  D’après l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), la mode émet chaque année 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre soit davantage que les vols internationaux et le trafic maritime réuni. Si l’on en croît la Fondation MacArthur, 4% de l’eau potable est utilisée pour produire nos vêtements. 7500 litres d’eau sont ainsi gaspillés pour fabriquer un seul et unique jean. Produire un tee-shirt nécessite l’équivalent de soixante-dix douches. Et plus du tiers (35 %) des microplastiques rejetés dans les océans viendraient du lavage de textiles, selon l’organisation environnementale Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN). Le polyester, qui est davantage utilisé par l'industrie textile que le coton, est, quant à lui, fabriqué à partir du pétrole.

 

 

Le fashion pact signé par plusieurs groupes

 

Attaquées de toutes parts, trente-deux géants mondiaux de la mode et du luxe (Adidas, Chanel, Versace, Kering, Prada, H&M, Gap, Puma ou Nike) ont signé, cet été, un « Fashion Pact » (pacte de la mode) dans lequel ils s’engagent à atteindre zéro émission nette de dioxyde de carbone (CO2) d’ici à 2050 et à passer à 100% d’énergies renouvelables sur toute leurs chaînes d’approvisionnement avant 2030. Pour réduire leur impact environnemental et lutter contre le gaspillage (un article du New York Times a révélé que H&M avait accumulé en 2017 pour 4,3 milliards de dollars d’invendus, soit 7 % de sa production et que douze tonnes de vêtements avaient servi de combustible pour la centrale électrique de la ville danoise de Vasteras , les pros du textile peuvent désormais utiliser Nextrends.

 

 

Nextrends un outil qui détecte les tendances

 

Cet outil analyse en continu dans 40 pays 245 sources opérables, 25.000 marques internationales ainsi que 170.000 mots-clés et expressions afin d’identifier en temps réel les tendances émergentes. Cette technologie permet aux directions marketing, merchandising & achats des griffes d’ajuster leur volume de production en fonction des demandes des clients et d’anticiper les attentes de leurs cibles stratégiques. Elle aide aussi les entreprises à adapter leur offre et leurs dispositifs marketing aux contextes locaux. Les professionnels peuvent également conquérir de nouvelles clientèles en détectant les tendances de demain, suivre l’évolution des univers concurrentiels en identifiant les nouveaux entrants et optimiser le merchandising sur leurs lieux de vente physiques et virtuels.

 

 

L'engouement pour Gucci et Hermès s'essouffle

 

Les experts de Nextrends peuvent ainsi prédire que les Français devraient réduire leurs achats d’habillement. Les marques écoresponsables seront celles qui parviendront à tirer leur épingle du jeu. Et si la location de vêtements ne rencontre pas le succès escompté avec une croissance prévue des ventes de 2%, le marché de la seconde main, qui a décuplé de taille en une décennie, va de nouveau doubler ses revenus cette année. 64% des acheteurs de 18 à 35 ans auraient acheté à ce jour un produit de mode sur l’application Vinted . Concernant le luxe, aucun retournement n’est à prévoir. « Il y aura une croissance de la demande intérieure sur le luxe lors du quatrième trimestre, nous n’avons pas d’inquiétude là-dessus, note Grégoire Mialet, l’instigateur de Nextrends qui a longtemps travaillé pour LVMH. On prévoit notamment de très bons chiffres pour Dior. L’engouement pour Hermès et surtout pour Gucci présente en revanche des signes de ralentissement ». Datas, mes beaux datas, dis-moi ce qui se vendra à l’avenir ?

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