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Dans Virus il y a Survi(e)


Publié le 18/05/2020

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Dans Virus il y a Survi(e). Survie de qui, de quoi, comment, pourquoi ? Alors que les premières mesures contre la pandémie du Covid-19 en France se préparaient, Pierre Nabhan, cofondateur de l’agence JoosNabhan, a commencé à poser ces questions. Depuis, il recueille les paroles de familles, médecins, journalistes, retraités, entrepreneurs, français, américains, indiens... Des paroles qui sont autant de témoignages attestant que personne n’a vécu et ne vit cette pandémie de la même manière.


Ces témoignages, il en fait un recueil sous forme de haïkus, poèmes visuels courts, photographies de l’instant, d’origine japonaise. Édité aux Editions Envolume, SURVI paraitra début Juin 2020. Ni analyse, ni regard exhaustif, SURVI veut participer à la mémoire du temps présent. Une mémoire qui doit survivre et qu’il est cruciale d’écrire avant d’aller trop vite dans ce « monde d’après ». Une mémoire qui doit être interrogée de manière collective. SURVI est aussi une manière de se rappeler que nous sommes avant tout (communicants et experts des marques) des métiers d’écoute du réel. Un réel qui est toujours plus étonnant et créatif que ce que l’on pense.

 

Suivant la chronologie de la pandémie, SURVI aborde de nombreux thèmes avec autant de tonalités qu’il y a de témoignages (de l’humour, au lyrisme, à la peur ou la résignation...).

 

 

Parmi ces thèmes, il y a le courage ou l’absence de courage qui se révèlent toujours différemment chez chacun, d’autant plus dans ces moments qui interrogent notre rapport à l’incertitude :

 

 

Vêtus de blanc

Les soldats résistent

Caducée levé

 

 

À grande vitesse

Il fuit

Le train fantôme

 

 

En boucle

Les experts prennent le micro

Ils hésitent un peu

 

 

L’information, toujours malmenée. Que ce soit pour l’étouffer, la manipuler ou en propager une fausse. Phénomène qui se répète notamment en situation de crise :

 

À Wuhan, on l’étouffe

La nouvelle épidémie

Étouffe

 

 

La contagion migre

Il faut un bouc émissaire

Les réfugiés

 

 

Ligne de coke

Le virus y résiste

Source OMS

 

 

La vie des couples. Notamment avec la hausse faramineuse des violences conjugales. Plusieurs des haïkus de SURVI sont ainsi déjà repris par des sexologues pour parler des enjeux du couple :

 

Ils attendront

Pour nous séparer

Papiers du divorce

 

 

Ces yeux bleus

Ont un air battu

Violences conjugales

 

 

Jeux X

Ma femme s’habille en moi

Je me trouve sexy

 

 

Le « télétravail » cette nouvelle norme, avec ses innovations, ses surprises et conséquences :

 

Sur les pancartes

Let Me Work !

Manifs aux US

 

 

Hygiène de vie

Le bon télétravailleur

Soigne son planning

 

 

Elles ont la santé

Les machines

Toujours au boulot

 

 

La politique et ses travers sécuritaires, sous couvert de mesures sanitaires :

 

Les frontières se ferment

Elles regardent d’un mauvais œil

Leurs voisins

 

 

Restez chez vous

Allez voter

La politique de l’autruche

 

 

Onze mai

Onze mais

Déconfinement

 

 

La solitude et la folie. Thèmes sensibles qui restent encore particulièrement tabous :

 

Ça frappe fort

Personne devant la porte

C’est dans ma tête

 

 

Notre grand jeu

Avec mon chien

On joue à chat

 

 

Derrière la vitre

On se salue

Avec mon reflet

 

 

Et plus largement la médecine et le rapport à la vie et à la mort :

 

Sous son masque

Le médecin marmonne

L’heure de la sieste

 

 

Le masque étouffe

Ce n’est qu’un mauvais rêve

Qui continue

 

 

Sous l’eau

Tube dans la trachée

Je touche le fond

 

 

Ils prennent le large

Nos grands explorateurs

Navires EHPAD

 

 

Quelques thèmes parmi de nombreux autres.

 

SURVI fait notamment l’objet de publications sur Instagram sur le making of des écrits ou avec des haïkus vidéos. Visibles entre autres sur le compte @Pierre_Nabhan

Plusieurs des haïkus de SURVI sont déjà repris par des artistes ou médecins pour sensibiliser le grand public à ce que nous avons tous vécu et ce que nous continuons à vivre, chacun différemment.

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