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Droits des femmes sur grand écran


Publié le 12/12/2018

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En ces temps où les médias et les réseaux sociaux laissent supposer que les luttes féministes portent leurs fruits, le mot parité reste pourtant un concept flou dans l’inconscient collectif mondial. Pour avancer davantage et mettre en lumière les différences, la première édition du Festival Droits des Femmes et Cinéma ouvre ses portes dans la capitale. Une prise de parole culturelle qui ne peut que contribuer à mieux porter les voix du deuxième sexe. 

 

 

Taormina, TriBeCa, Cannes, Mostra Internazionale, SXSW, Internationale Filmfestspiele, TIFF, MIFF, HKIFF et d'autres : les festivals de cinéma pullulent et ravissent toujours autant les amoureux du grand écran. Image, son, scénario, mise en scène, rôle, interprétation : on y récompense la créativité et l’art sous toutes ses coutures, ce qui fait battre le coeur et ce qui touche. À Paris un nouveau festival à l’intention bien particulière s'est déroulé du 10 au 14 décembre : le Festival Droits des Femmes & Cinéma.

 

 

7 films dédiés aux femmes et à leurs droits

 

Un festival au nom évocateur proposant quatre jours de projections, échanges et une compétition durant lesquels les femmes du monde entier sont à l’honneur via 7 films. L’objectif ? Présenter des nouvelles pépites qui soulèvent des problématiques de femmes au-delà des frontières pour sensibiliser le public à ce combat d’une meilleure représentativité, et inspirer de nouveaux modèles féminins à la jeunesse.  « Depuis Georges Sand nous avons fait bien des avancées dans le domaine de l’égalité femmes-hommes. Et si le sexe féminin tend aujourd’hui à devenir le sexe fort, à bien des niveaux, il y a encore des progrès à faire », souligne Ghislain Périssé, président du FDFC.

 

Pour faire bouger les lignes, les industries se mobilisent tour à tour pour exprimer leur soutien et mieux parler aux citoyens. Pour le FDFC, cette démarche va dans ce sens : « si depuis plusieurs années tout le monde y met du sien pour alerter les cinéastes sur l’importance de faire changer l’image des femmes dans les médias, alors nous pouvons dire que nous sommes une petite goutte de plus, venue pour faire changer la couleur de l’océan… », poursuit Ghislain Périssé.

 

 

Projections et discussions 

 

Et parce que ces films engagent la discussion, leur projection en avant-première est bien évidemment accompagnée de tables rondes animées par des intervenants d’horizons divers : artistes, philanthropes, décideurs politiques et institutionnels. L’occasion de poursuivre le débat et de mettre en lumière les actions et comportements à adopter par chacun à sa manière. « L’objectif est de jeter des passerelles, et non de créer des clivages. Promouvoir l’égalité femmes-hommes, en construisant des ponts entre les deux sexes, pour une meilleure communication et que l’égalité des genres et le respect des différences soient enfin valorisés », précise Ysé Brisson, Déléguée Générale du festival FDFC.

 

 

Les institutions parisiennes pour écrins

 

Et comme Paris regorge d’institutions culturelles, les lieux des festivités sont pluriels : Assemblée Nationale, Institut Culturel Italien à Paris, Institut Elie Wiese et Service Culturel de l’Ambassade d’Azerbaïdjan. Autant de résidences symboliques d’une union des cultures qui abritent projections et tables rondes.

 

 

Un événement international

 

Des réalisateurs aux membres du jury en passant par les sujets abordés et les lieux dédiés aux projections, les mots d’ordre sont diversité et sans frontières ! Cette première édition s’est ainsi entamée avec la diffusion de « Nour » ou « le cri de guerre d’une jeunesse qui veut s’affranchir des coutumes et des cultures qui la contraint », comme le déclare son réalisateur, le Libanais Khalil Dreyfus Zaarour. Le programme se poursuit dès à présent avec « Piuma » , film italien réalisé par Roan Johnson , « Clair Obscur », film turc de Yesim Ustaoglu, « La nuit des 100 heures », film autrichien de Virgil Widrich, « Sold », film américain de Jeffrey Brown, « La vérité est au ciel », film italien de Roberto Faenza et « Je t’aime à la folie», film turc écrit et réalisé par Gilbert Glogowski. Quant au jury, l’international et la diversité sont définitivement à l’honneur : France, Italie, Cameroun, Tunisie et Canada, ils sont acteurs, producteurs, réalisateurs, attachés de presse, et représentent ensemble la richesse du cinéma dans le monde. Faisant de cet événement aux mille couleurs et horizons le lieu où l'industrie peut rattraper enfin son retard sur le sujet brûlant de la parité. 

 

 

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