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Quand contre toute attente l'homme supplante l'intelligence artificielle


Publié le 12/07/2016

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Au programme du dernier épisode de #FredinChina avant la rentrée de septembre, des matchs. Ceux de l’Euro 2016 dont l’impact sur les individus et les investissements dans cette discipline, est énorme. Celui de la machine imaginée par Ant Financial face à l’homme qui est sorti vainqueur. Et enfin celui qui oppose les accros et les détracteurs de la typographie tapageuse des enseignes chinoises.

 

 

 

L’intérêt de toute la Chine pour l’Euro 2016 en fait le HotTopic idéal. Contre toute attente, c’est aussi le sport national, puisque certains n’ont pas hésité à négocier avec leurs patrons ou à même poser des vacances pour regarder les matchs. Tandis que les billets s’échangeaient au marché noir à des sommes mirobolantes. Et que la rencontre France/Islande a réuni 2,8 milliards d’impressions. Et si, comme partout dans le monde, l’équipe islandaise a séduit les Chinois, elle a aussi soulevé beaucoup de questions. Notamment en raison de ses 330 000 habitants. Un nombre dérisoire pour eux, quand on pense à Shanghai et ses 25 millions de citadins. Dans leurs remarques, ils ont exprimé leur admiration et ont cherché à comprendre comment ce pays si peu peuplé a pu aller aussi loin et perdre avec autant d’honneur face à la France. Un intérêt qui devrait déclencher des envies de tourisme dans ce pays européen.

 

S’interrogeant enfin sur leur équipe nationale incapable de performer au niveau international. Parmi leurs questions : " Travaillent-ils vraiment ? " Ou bien, " Sont-ils aussi bons alors qu’ils se comportent comme des stars, épousent des vedettes et gagnent beaucoup d’argent ? ". Pas anodin, quand on sait que le gouvernement investit beaucoup dans cette discipline avec Xi Jinping en tête qui a shooté dans un ballon et a lancé dès le lendemain un programme de construction de stades.

 

 

 

 

Ant Financial, filiale d’Alibaba est la HotBrand qui a marqué le pays. En effet, elle a récolté plus de 40 millions de média impressions sur Sina Weibo grâce à une activation qui s’apparente à celle de Google et AlphaGo, le robot doté d’une intelligence artificielle qui a battu, au jeu de Go, le champion du monde. Sauf que cette fois, il s’agit d’un logiciel de reconnaissance faciale. Une technologie appelée à devenir très importante dans le banking, puisque cette année, WeBank de WeChat a lancé la sienne pour accorder des prêts.

 

L’expérience est donc très simple, opposant à nouveau machine et humain. Un homme censé être très intelligent, puisque grand gagnant du Super Brain -un TV show chinois- a été invité. Puis après avoir été mis face à 150 visages pendant 20 minutes, il devait se rappeler le nom de l’une d’entre elle qui entrait dans la pièce. Résultat ? L’humain a gagné, la machine aussi. Et comme lors de la deuxième épreuve, comprenant cette dois 300 visages, les deux compétiteurs n'ont à nouveau pas pu se départager, un 3ème challenge a compliqué l’affaire en soumettant des portraits d’enfants aux deux participants. Notre héros national a donc observé ces jeunes visages pendant 20 minutes, mais surprise la personne qui entrait dans la pièce était un adulte dont il devait reconnaitre à quel enfant il correspondait. Un petit jeu où l’homme a supplanté la machine. Une expérience valorisante et rassurante pour l’homme qui reste supérieur à la machine. Elle a toutefois suscité des sentiments partagés et une petite pointe d’amertume, car la technologie chinoise n’a pas réussi à battre l’humain alors que la technologie américaine oui.

 

 

 

 

Le HotPost porte sur les enseignes chinoises et plus précisément sur leurs typographies, après avoir été critiquées par un KOL. Ce dernier a, en effet, remarqué que si elles créaient dans toutes les grandes villes chinoises, une sorte de brouhaha visuel très lumineux, énorme et très coloré, c’était en faisant preuve d’un manque de goût, d’un trop plein d’agressivité. Les opposant à la sobriété des enseignes en Occident.

 

Un propos plutôt suivi par la jeunesse éduquée, urbaine et présente sur Internet, mais qui a aussi été très critiqué par une partie de la population qui l’accusait de remettre en cause la culture chinoise et son esthétique. Car en fait, ces couleurs et cette typo bold font partie de la culture et de l'héritage de la population : elle les aime et en est fière. Un débat qui a suscité 100 000 vues sur WeChat, soit le plafond sur cette application.

 

 

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