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Les véhicules doivent-ils analyser les émotions ?


Publié le 24/01/2018

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Ford pose une question intéressante sur la relation entre la voiture et son conducteur. Et décide de mener une expérience à mi-chemin entre la communication et la recherche. Avec, évidemment, une idée derrière la tête : vendre des bagnoles.

 

Le concept d’émotion occupe une place de plus en plus prépondérante dans la recherche consacrée au comportement du consommateur. Et depuis une décennie, elle témoigne d’un intérêt croissant pour les sensations. L’introduction de ces dernières, en tant que sous ensemble particulièrement important des états affectifs, dans la recherche peut aider à comprendre le processus de prise de décision. Et ça, Ford l’a bien compris…

 

 

Quand un véhicule mesure nos émotions


Pour argumenter qu’un conducteur et une conductrice se fendent plus la poire en conduisant une voiture sportive, le créateur de la mythique Ford T mise sur la science et la technologie. Car selon le constructeur conduire un véhicule de ce type figure parmi les moyens les plus efficaces pour améliorer son bien-être. Il faut oser tenir ce genre d’argument. Mais le géant américain de Détroit ne se démonte pas et le prouve en mettant sur le bitume une Buzz car ! Une Ford Focus RS unique combinant intelligence artificielle et capteurs sensoriels pour mesurer vos pics d'émotion.

 

 

Plus vibrant de conduire une bagnole que d’embrasser avec passion sa/son chéri.e


Pour mener à bien son expérimentation, Ford a fait appel à des volontaires qui ont tour à tour regardé un match de football de leur équipe favorite, visionné un épisode clé de la série Game of Thrones, embrassé fougueusement leur moitié, participé à un cours intensif de salsa ou profité d'un tour de montagnes russes. L'objectif était de mesurer les émotions perçues au cours de toutes ces activités et de les comparer avec celles ressenties lors d'un tour de circuit à bord d'un de ses véhicules sportifs.

 

Et le résultat ? Excepté lors d'un looping de grand huit, c'est en conduisant une voiture sportive que les participants ont ressenti les pics d'émotions les plus forts. Pour agrémenter les résultats de cette étude, Ford a mis au point, avec l'aide de neuroscientifiques et de designers, un véhicule unique capable de les mesurer, baptisé " Buzz Car " : ce prototype combine intelligence artificielle et capteurs sensoriels. C'est aussi des bandes LED lumineuses 110x500 lumen et 82 panneaux d'affichage avec environ 190 000 LED réparties tout autour de la voiture pour illustrer, en temps réel, les émotions du conducteur. On ne sait pas vraiment si cela sert la science mais ça en jette niveau communication. Et il a fallu 1 400 heures de travail, du concept au design en passant par l'installation et la programmation de toute la partie informatique de la voiture.

 

 

Selon le programme de recherche et d’innovation du constructeur basé à Aix la Chapelle, financé par l’UE dans le cadre du projet ADAS & ME qui est l’acronyme de Adaptive Driver Assistance Systems, Les participants de l'étude ont pu conduire une Ford Focus RS, une Focus ST ou une Mustang, obtenant une moyenne de 2,1 " pics d'émotion " mesurés par trajet. En comparaison, 3 pics d'émotion ont été enregistrés lors des tours en montagnes russes, 1,7 lors de sessions shopping, 1,5 lors du visionnage d'un épisode de Game of Thrones ou d'un match de football et…0 lors d'un dîner romantique, d'un baiser fougueux ou d'un cours de salsa. On ne sait pas si ce type d’informations permettra de mettre en place une stratégie marketing efficace pour Ford mais il est intéressant dans une période où la voiture autonome est sous les feux des projecteurs de s'interroger sur ce qu’il adviendra de ceux qui aiment conduire et y prennent un vrai plaisir. Une émotion à ne surtout pas pas sous-estimée dans une époque du tout technologie…

 

 

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